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Plaidoyer pour une nouvelle justice

"Plaidoyer pour une nouvelle justice" : Le livre

 

UN NOUVEAU SOUFFLE POUR LES VICTIMES D'UNE CERTAINE CATEGORIE D'AVOCATS ET DE NOTAIRES (ESCROCS) DANS L'EXERCICE DE LEUR FONCTION.

Cliquez sur la page Perspectives...                                              (Mise à jour du 25 juin 2017)


"LA VOIX DES VICTIMES"

CAS CONCRETS
______________________________________________________________________________



Bonne nouvelle : Elise LUCET serait peut-être intéressée par le sujet pour une prochaine émission de CASH INVESTIGATION sur Antenne 2.

Etienne Draillard and Co…

«Je vends frauduleusement l’unique demeure de May DUPE, et pendant que j’y suis,  je  garde également le prix de la vente… »

Les faits que je dénonce, ici, ont été qualifiés par un législateur, je cite « d'avalanche de dérives et de mauvaise foi  dont vous a été victime et de procédés inadmissibles qui vous ont été conseillés par vos propres avocats et notaire abusant votre bien légitime confiance»*. Depuis, j'en a fait un combat d'intérêt général*. Voir également ma publication sur facebook (sans aucune attaque en diffamation de la part des avocats et notaire escrocs mis en cause, c’est dire combien le scandale révélé est véridique en tout point).

Très succinctement *:

Le 27 décembre 1990 fut la date fixée par Maîtres Bernard ESTRADIER et Etienne DRAILLARD (avocats constitués à mes intérêts) et Jean-Claude BERTRAND (notaire désigné) pour le partage et la liquidation de la succession DUPE.  Chargé de mes doubles signatures : protocole d'accord transactionnel amiable entre l'ensemble des cohéritiers concomitamment à la vente directe de ma demeure dite "Camille Amélie". Bien propre dont j'étais propriétaire unique (ne faisant pas partie des effectifis de la succession) mais que je vendais pour la réalisation dudit protocole.

Mais au jour-J, les prétendus acquéreurs de Maître Jean-Claude BERTRAND ne se présentèrent pas et la liquidation de la succession DUPE échoua.

Le 17 décembre 1990, soit dix jours plus tôt, harcelée par Maître Jean-Claude BERTRAND, j'avais signé un compromis d'achat pour un nouveau logement au « Parc Vallombrosa », prévu initialement pour après la vente de ma « Camille Amélie », en versant la somme d'un million de francs exigée non mentionnée dans l'acte (dont une reconnaissance de dette pour 200 000francs).

Courant 1991, suite à une sommation interpellative pratiquée à l'encontre de Maître Jean-Claude BERTRAND, il s'avérera qu'aucune mise en œuvre n'avait été effectuée pour faire aboutir mes doubles signatures : protocole d'accord transactionnel de liquidation de la succession DUPE à l'amiable concomitamment à la vente directe de « Camille Amélie ».

Maître Bernard ESTRADIER paralysa alors ma défense en général tandis que Maître Etienne DRAILLARD m'attaqua directement, ouvertement sous son propre nom, en expulsion de mon nouveau logement « Parc Vallombrosa », sans remboursement du million versé. Puis, il procéda, au moyen de la reconnaissance de dette extorquée lors de la signature de la promesse d'achat « Parc Vallombrosa », toujours directement, ouvertement, sous son propre nom, à la vente aux enchères publiques de ma « Camille Amélie » et de m'expulser cette fois de la maison du souvenir. 

Ensuite, au titre d'avocat ayant procédé à l'adjudication non-fondée de mon unique demeure, Maître Etienne DRAILLARD devait passer à la distribution du prix de vente dudit bien (tout en revendiquant une facture commune avec Maître Bernard ESTRADIER, au titre d’avocats constitués à mes intérêts…).

 

Mais, attendu que j'y ai veillé, publiant régulièrement les faits qui me sont arrivés, Maître Etienne DRAILLARD s'est trouvé bien obligé de capituler. C'est ainsi qu'il a renoncé à m'assigner en paiement de sa fausse facture (ou plus exactement de sa facture pour double ssassinats sociaux puisque que j'avais charge d'âme au moment des faits (mon fils unique âgé de 9ans1/2, orphelin de père, qui, entouré d'un flot d'amour a tout de même poursuivi son chemin avec brio).


Quant à moi,  depuis je vis au moyen de ma plume et ne râte pas une occasion de les dénoncer pour ces forfaitures restées impunies.

 

Vente aux enchères du 03octobre 1996, prix (1 820 000F) non distribué jusqu’à ce jour (juin 2017).


*Lettre de Monsieur le Sénateur Jean-René LECERF,  du 26 septembre 2005

*Article paru dans le N° 25 du « Magazine des Livres » de Juillet-Août 2010

                                                                                                                                          May DUPE  06 20 63 35 44

                                                                                                                                          12, Rue Meynadier

                                                                                                                                          06400 Cannes


   

 

Des procédés inadmissibles utilisés par Maîtres Bernard Estradier et Etienne Draillard (mes avocats) et Jean Claude Bertrand (mon notaire), abusant ma bien légitime confiance pour me déposséder de l’intégralité de mon patrimoine.  Forfaitures restées impunies.

 

 

Septembre 1986

 

Suite au décès de l’écrivain à succès Gilbert DUPE, intervenu le 19juillet 1986, mes biens personnels tant mobiliers qu’immobiliers tombèrent sous le coup de mesures conservatoires, pour vérification préalable de leur provenance, permettant ainsi de les distinguer des effectifs de sa succession, avant partage.

Isolée de tout parent ou proche qui aurait pu me bien conseiller, je pris contact avec un avocat de renom, en la personne de Maître Bernard Estradier (dont le cabinet se situait au 24, Bd Carnot, face au T.I. de Cannes) lui confiai mes intérêts,  lui précisant que de souche espagnole (descendant du poète Garcilaso de la Véga d’Espagne, née britannique à l’île Maurice avant son indépendance) j’étais peu familiarisée avec le Droit et les rouages du système judiciaire français, et lui fis part de mon intention de tourner la page au plus vite par un protocole d’accord transactionnel, proposition à faire à mes cohéritiers pour une liquidation amiable de la succession de feu Gilbert DUPE.  

Gilbert DUPE ayant exprimé le vœu de me voir  élever notre fils à « Camille Amélie » où nous vécûmes des jours heureux en famille, mon but était de pouvoir conserver notre demeure (dont j’étais propriétaire unique) quitte à versant une somme compensatoire à ses enfants des premiers lits pour éviter tout mécontentement éventuel.

Après analyse de la situation, Maître Bernard Estradier refusa catégoriquement lidée dun arrangement qui serait introduit ainsi d’entrée de jeu. Il me dit trouver ma vie exemplaire et mon dossier parfait, m’expliqua l’importance d’une contre-attaque permettant l’obtention d’une main levée des mesures conservatoires pour ensuite seulement proposer un accord plus avantageux pour moi.

Confiante en mon avocat, je le suivis.

Il introduisit aussitôt la collaboration de Maître Etienne Draillard, du T.G.I. de Grasse[1], même  barreau que  lui, pour se charger, dit-il, de la communication au Greffe des conclusions et pièces de défense, et me demanda une provision de 20 000Frs, pour leur intervention commune : lui en tant qu’avocat plaidant, son collaborateur en tant que postulant.

Je trouvais curieux qu’étant lui-même inscrit au barreau du T.G.I. de Grasse, Maître Estradier requérait la collaboration d’un autre avocat pour ses communications, mais bon… Je trouvais également la provision demandée très élevée mais déterminée à trouver une issue amiable permettant de tourner la page et reprendre le cours d’une vie normale dans le plus bref délai, je lui versai rubis sur l’ongle la somme de 20 000F (une assez forte somme pour l’époque).  

 

Courant 1987. Maître Bernard Estradier me proposa des conclusions étayées des preuves de ma bonne foi constituées des justificatifs de mon paiement pour  l’achat de Camille Amélie dont j’étais devenue propriétaire unique, en 1985 (justificatifs bancaires et autres reçus retraçant la provenance des fonds qui m’avaient permis, dix ans après mon mariage, dacquérir en bonne et forme les parts afférentes à l’appartement que nous occupions dans cette résidence). Ses conclusions très édifiantes étaient de nature à me rassurer. Conclusions et pièces que Maître Bernard Estradier me dit confier à Maître Etienne Draillard pour communication au greffe du T.G.I. de grasse, pour l’obtention d’une date de plaidoirie.

 

 

 

Si tout est fait vis-à-vis de moi pour me convaincre du bon déroulement de mon affaire, concrètement ni Maître Etienne Draillard ni Maître Bernard Estradier ne procéderons à une quelconque communication au greffe du T.G.I. de grasse, pour une mise en œuvre réelle de mon dossier. Mes conclusions étayées des preuves et autres justificatifs irréfutables relatifs à mes biens propres ne seront jamais plaidées.  Voir tableau denrôlement du greffe de la MEE du T.G.I. de grasse, transmise en novembre 1992 à Maître Denise Verdet, avocate de vocation qui lui succédera (dont le secrétariat, après son décès, me transmettra lentier dossier), indiquant pour la période de septembre 1986 à novembre 1992 : « rôle dattente », « rôle dattente », « rôle dattente »[2].

 

              Ce fut l’inertie totale.

 

Septembre 1990. Soit quatre longues années après ma rencontre avec Maître Bernard Estradier,  lasse dattendre le développement de mon dossier judiciaire, il me devint impératif de chercher une issue par mes propres moyens.

 

Déterminée à résoudre la succession DUPE à l’amiable, je revins à ma première idée. Celle d’élaborer un protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession que je proposerais à mes cohéritiers.

 

Branle-bas-de combat à « Camille Amélie », je préparai mes bagages, organisai aux pieds levés la garde de mon enfant, et montai à Paris pour une réunion de famille. Ayant toujours entretenu de bonnes relations avec chacun des membres, je leur exposai mon idée et leur offris l’occasion de m’exprimer directement leurs souhaits et autres demandes.

 

Leurs exigences avaient quelque peu doublées, mais décidée d’aller de l’avant, j’acceptai l’ensemble des souhaits, demandes, et autres revendications. Au bout de quelques  réunions avec le fils aîné de Gilbert DUPE, représentant la succession, je parvins à rassembler tous les éléments requis pour la mise en place de notre projet à  intervenir, dans le plus bref délai.

 

Pour la réalisation du protocole daccord transactionnel convenu, ne disposant pas du montant total de la compensation à verser, je n’eus d’autre choix que de mettre en vente « Camille Amélie ».

 

(Puisque c’était le prix à payer pour reprendre le cours d’une vie normale, je sacrifiai au passage le souhait de Gilbert DUPE de voir notre fils grandir dans la maison de son enfance, mais bon…)

 

Suite à l’élaboration de notre projet, je pris soin de le soumettre à Maître Bernard  Estradier pour  une finalisation dans sa forme juridique selon les critères de la loi en vigueur.

 

 Maître Jean-Claude Bertrand, notaire, officiellement chargé de la liquidation la succession de Gilbert DUPE, opta,  pour une vente directe de « Camille Amélie ».

 

En raison de l’inertie de mes deux avocats qui avaient laissé stagner mon dossier judiciaire, force m’avait été d’accepter la proposition de Maître Jean-Claude Bertrand, notaire, de mettre « Camille Amélie » en location pour tirer des revenus fonciers me permettant de faire face au quotidien, le temps de liquider la succession.

 

Les occupants, Daniel Perrin et Marta Perrin-Esperanza Sanz, qui bénéficiaient de ce fait d’un contrat de bail en bonne et due forme avaient donc un droit de préemption. Ils se portèrent acquéreurs  auprès de  Maître Jean-Claude Bertrand.

 

13 novembre 1990. Maître Bernard Estradier m’écrivit, je cite : « Chère Madame, je vous soumets ci-joint le projet de protocole daccord que jai rédigé et quil convient que vous soumettiez vous-même a lexamen de Maître Bertrand. Bien entendu en aucun cas ce texte ne doit être remis à  la succession  avant que je ne laie moi-même transmis à leur avocat, dès que vous maurez donné votre accord. Il convient également que Maître Bertrand rédige un projet de lettre à faire régulariser par les hoirs DUPE par lequel ceux-ci lautoriseront à procéder à la vente de lappartement de « Camille Amélie » (en raison des mesures conservatoires prises à leur profit) à la condition que le prix en demeure séquestré entre ses mains comme je lai prévu dans le protocole. Jattire également votre attention sur le fait que celui-ci ne pourra être signé quen même temps que lacte  de vente de « Camille Amélie », toutes ces opérations devant être concomitantes[3].

 

Je tiquai à la lecture des mots  « projet de protocole qu’il avait rédigé ». Il n’avait procédé à aucune approche des différents membres de la succession DUPE, m’avait bien au contraire déconseillée tout rapprochement entre les deux parties. Dans ces conditions, les mots « finalisé votre projet eut été plus approprié ». Mais bon…

 

Les signatures des deux actes envisagés furent prévues pour le  28/11/1990 : vente de ma « Camille Amélie »  et  protocole daccord transactionnel de liquidation-partage  amiable de la succession DUPE.

 

Pour nous reloger, Maître Jean-Claude Bertrand me fit proposé lachat dun appartement situé dans l’immeuble « Parc Vallombrosa » , 6-8 avenue jean de Noailles, précisant de ce que le propriétaire-vendeur, Monsieur Patrick Marshal, était un ami proche avec lequel il jouait au golf chaque week-end. 

 

Ledit appartement entouré d’un Parc arboré propice au recueillement, à l’inspiration et la musique,  me convenait. Jacceptai donc lidée dune promesse dachat à signer  après  la vente de « Camille Amélie ».

 

Je rachetais au prix de trois millions cinq cents mille francs, cest à dire moitié moins cher que le prix que je vendais « Camille Amélie », nul besoin de financement extérieur. Le protocole daccord transactionnel convenu avec mes cohéritiers prévoyait en outre le déblocage de différents placements financiers personnels (titres bancaires et comptes d’épargne augmentés des intérêts cumulés) me permettant de me remettre à flot.

 

Maître Jean-Claude Bertrand rédigea un compromis dachat pour « Parc Vallombrosa », me précisant de ce que les clés de l’appartement me seront remises le jour-même de la signature en contrepartie dun acompte de huit cents mille francs au lieu de

350 000Frs représentant le montant légal de 10% requis. Et que cet acompte soit versé en espèces et hors la vue.

 

Attendu les provisions exorbitantes versées à mes deux avocats qui n’auraient servies qu’à me faire prendre beaucoup de retard dans la  réorganisation de mes activités professionnelles, donc beaucoup d’argent, ces huit cents mille francs étaient à un franc près tout ce que qu’il me restait de disponible.

 

    Ce que mes deux avocats et mon notaire n’étaient pas sans savoir.  

 

Mais, dans la mesure où je subordonnais la promesse dachat « Parc Vallombrosa » à la vente directe de  « Camille Amélie »,  dont la signature était prévue pour le 28 novembre

 

 

 

1990 ;  et, dans la mesure où  il m’était offert daménager mon nouveau logement le jour-même de la signature du compromis, soit 17 décembre 1990, je m’y engageais.

 

A lapproche de la date convenue initialement pour la vente de « Camille Amélie », Maître Jean-Claude Bertrand me fit part du report accordé à ses acquéreurs, Monsieur et Madame Daniel PERRIN-ESPERANZA SANZ, qui auraient demandé à repousser lacquisition d’un mois, soit au vendredi 27/12/1990.

 

De mon côté, jétais en attente d’une ordonnance du  juge des tutelles du T.I. de Cannes qui devait se prononcer sur le protocole d’accord transactionnel de liquidation amiable de la succession Gilbert DUPE, me permettant ainsi dagir pour les intérêts de Frédéric DUPE, notre enfant mineur.

 

Je reportais donc aussitôt la signature de la promesse dachat « Parc Vallombrosa », au 2 janvier  1991. Il eut été inconcevable pour moi de procéder à cet achat avant la vente de « Camille Amélie » ! Surtout dans de telles conditions…

 

Mais à ma grande surprise, loin de soutenir lordre qui simposait pour un bon déroulement de mes triples signatures, Maître Jean-Claude Bertrand insista bien au contraire pour le maintient de la signature de la promesse dachat « Parc Vallombrosa », au 17/12/1990, soit dix jours avant la vente de « Camille  Amélie »  qu’il venait lui-même de reporter au 27/12/1990…

 

Redoublant de craintes, je  lui opposai cette fois un refus catégorique, et maintins mes objectifs initiaux : « Je signerai tout d’abord la vente directe de « CamilleAmélie » me permettant de réaliser le protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession Gilbert DUPE, et ensuite seulement je signerai la promesse dachat pour « Parc Vallombrosa ! ».

 

Je pensais lincident clos lorsque je reçus un nouvel appel téléphonique de Maître Jean-Claude Bertrand. Il insista se portant garant de la bonne foi de ses acquéreurs. Il faisait tout pour me rassurer quant au bon déroulement de la vente de « Camille Amélie », signature quil tenait pour acquise. Il redoubla d’insistance pour que je prenne les dispositions nécessaires près de ma banque (le crédit lyonnais) et que je signe la promesse dachat  « Parc Vallombrosa »  dès le 17/12/1990. A grand renfort darguments,  je cite : « N’oubliez pas que les vendeurs (Monsieur Patrick MARSHAL), en raison des rapports privilégiés que nous entretenons, ont proposé de vous remettre  les clés de lappartement dès la signature de la promesse d’achat.  Je suis, par ailleurs, en contact permanent avec les locataires-acquéreurs (Daniel et Marta PERRIN- ESPERANZA SANZ). Je puis donc vous affirmer de ce que tout se passera bien ».

 

Il terminait cet entretien en me rappelant de ce qu’il était mon notaire depuis plus de quinze ans ; que sil se permettait de me presser ainsi, c’était dans le seul but de m’aider.

 

(Il est vrai que depuis le décès de Gilbert DUPE, éloignée de toute famille et/ou entourage proche susceptibles de m’épauler et me soutenir, désemparée, j’étais effectivement en proie à une grande détresse passagère. Période pendant laquelle j’éprouvais très fortement l’envie d’en finir au plus vite avec toutes ces formalités, reconstruire ma vie, mon travail, et me rapprocher de ma famille).

 

Je refusai néanmoins la proposition incongrue de Maître Jean-Claude Bertrand  (ne trouvant nullement justifiée une somme à verser correspondant à presque trois fois le montant requis au stade d’un compromis) et maintins la signature de mon achat dans l’immeuble « Parc Vallombrosa », au 2 janvier 1991, soit après la vente de « Camille Amélie ». En outre,

 

Il me tenait à cœur de régulariser au plus vite le protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage de la succession Gilbert DUPE.

 

Sans compter qu’il subsistait la crainte dun nouveau report ou dune annulation de la part des acquéreurs Daniel PERRIN et Marta ESPERANSA SANZ qui commençaient à me paraître peu fiables et quelque peu énigmatiques…

 

Le redémarrage de mes activités professionnelles ainsi que le renouveau de ma vie personnelle dépendaient de ma réinstallation dans ce nouveau logement, il n’était pas question pour moi de courir tels ou tels risques inconsidérés, qui plus est sans raison aucune !

 

6 décembre 1990, nous nous réunîmes pour la première fois au cabinet de Maître Bernard Estradier, le fils aîné de Gilbert DUPE représentant sa succession. En présence de nos avocats respectifs, il nous fut donné lecture du projet finalisé du protocole daccord  transactionnel de liquidation-partage à effectuer à l’amiable. Mes cohéritiers ayant obtenu entière satisfaction, de ma part, nous confirmâmes notre détermination à faire régulariser ledit protocole dans le plus bref délai.

 

A la fin de la réunion, Maître Jean-Claude Bertrand me prenant en aparté,  insista une fois de plus pour que je signe le compromis  « Parc Vallobrosa »,  dès le 17/12/1990.

 

Maître Bernard Estradier me donna cette fois limpression de sactiver pour de bon. Il m’écrivit, je cite : «Chère Madame, je vous adresse ci-joint en sa forme définitive le protocole daccord tel quil a été mis au point a la suite de la réunion qui sest tenue en mon cabinet le 6 décembre.  Je lai transmis à monsieur Hurault de Vibraye  (tuteur ad-hoc de votre enfant mineur) qui ma fait part de son accord sur le texte mais il lui faut requérir lavis du juge des tutelles, quil na pas encore obtenu. (Maître Bertrand attendant de Madame Jaubert, juge des tutelles des mineurs, le prononcé dune ordonnance lautorisant à recevoir les actes dexécution des conventions arrêtées dans ce protocole). Compte-tenu des excellents rapports quentretient  Maître pays (sa collaboratrice œuvrant en son cabinet) avec madame Jaubert, je lui ai demandé de faire une démarche auprès de celle-ci et doit donc la voir vendredi 14 décembre, dans la matinée. En principe le juge des tutelles serait daccord, daprès Monsieur Hurault de Vibraye. Si tel était le cas, un rendez-vous pourrait être rapidement pris chez le notaire. Je vous adresse également ci-jointe ma note de frais et honoraires faisant ressortir en ma faveur un solde de 113 655,46frs. Voici enfin les états de frais de Maître Etienne Draillard, notre postulant, pour la somme globale de 6 142,61frs, sur laquelle, après imputation de la provision de 2 000frs que je lui ai versée, reste due la somme de 4 142,61frs.

 

PS- Je viens de voir personnellement Madame Jaubert qui ma indiqué, après avoir examiné la requête de monsieur Hurault de Vibraye, quelle était daccord sur la transaction. Lettre du 14 décembre 1990. Elle doit donc signer dici Noël une Ordonnance conforme de telle sorte que le rendez-vous chez Maître  Bertrand pourra être pris entre Noël et le jour de lan »[4].

 

Je tiquai une nouvelle fois à la lecture de : « Je vous adresse ci-jointe en sa forme définitive le protocole daccord tel quil a été mis au point à la suite de la réunion qui sest tenue en mon cabinet, le 6 décembre 1990, etc. etc. ».

 

Détails tout à fait surréalistes ! Comme s’il était possible de réunir des personnes aux intérêts opposés, d’obtenir d’eux la liste de leurs souhaits et exigences, de les exposer concrètement en avant-projet, et de tout faire approuver le même jour. Le tout en une heure de temps…

 

Ainsi, après m’avoir frustrée d’un travail qu’il était tenu de me fournir et pour lequel il avait été grassement provisionné abusivement, il s’appropriait à présent mes démarches personnelles pour trouver un accord et ma mise en place par la suite par un projet, sans le moindre scrupule ! Ce coup de force était assorti d’une facture exorbitante voire prohibitive, de 133 655,44Frs, dont 20 000 à titre de provisions. Facture commune avec Maître Etienne Draillard, second avocat, qui, lui non plus, n’avait pas bougé le petit doigt.

 

S’approprier ainsi mon initiative, ma recherche et l’avant-projet conçu à mon initiative en concertation directe avec mes cohéritiers, sur Paris. Personnes qu’il n’avait jamais rencontrées avant cette unique réunion d’une heure, ce 06/12/1990, en son cabinet, me fit me sourciller. Une fois de plus les mots utilisés pour qualifier son intervention n’étaient ni appropriés ni justes. Mais bon…

 

 Voulant en finir au plus vite avec cette phase délicate de reconstruction (sur un peu tous les plans), j’optai pour ne pas m’en formaliser de sorte à ne pas m’occasionner de retard supplémentaire. Je n’opposai donc pas d’objection à la rapacité évidente de cet avocat.

 

14  décembre 1990. Maître Bernard Estradier me pressa dune nouvelle lettre,  je cite : « Pour hâter les formalités de signification, jai accepté que lordonnance du juge des tutelles me soit notifiée personnellement : lorsque nous nous réunirons chez Maître Jean-Claude Bertrand, vous aurez donc à émarger pour accord lexpédition en ma possession »[5], madressant copie de son courrier adressé à Maître Jean-Claude Bertrand fixant ensemble le jour et lheure choisis pour la signature de mes deux actes, je cite: « Jai noté que les actes seraient signés en votre étude le jeudi 27 décembre a 16heures.  Jadresse copie de ce courrier pour confirmation à Madame May DUPE, à Maître B. (avocat de la succession DUPE) et à Monsieur Hurault de Vibraye. Lordonnance que doit rendre le juge des tutelles a été signée et elle me sera notifiée jeudi prochain 20 décembre, afin d’éviter linutile délai dune signification postale »[6].

 

18 décembre 1990. Madame le juge des tutelles des mineurs du Tribunal d’Instance Cannes rendit  son ordonnance en date du 18/12/1990[7] approuvant lensemble des éléments

proposés dans mon projet de protocole transactionnel de liquidation-partage de la succession DUPE, précisant  dans  ses  dispositifs :

 

«   Autorisons monsieur Erik Hurault de Vibraye, es-qualité dadministrateur ad hoc du  mineur  E. DUPE :

«   A accepter purement et simplement la succession de Monsieur Gilbert DUPE,  son père ;

« A procéder au partage amiable de la succession de Monsieur Gilbert DUPE, selon procès-verbal de transaction  (protocole daccord amiable[8]) annexé a   la présente décision :

«  Commettons Maître Jean-Claude Bertrand, notaire testamentaire, pour procéder au partage et liquidation de  la  succession ;

«  Disons que l’état liquidatif auquel seront joints la présente ordonnance et le procès-verbal de transaction  (protocole daccord amiable) sera soumis à lhomologation du Tribunal de Grande Instance de Grasse ;

«  Ordonnons lexécution provisoire de la présente décision conformément à larticle 495 du nouveau code  de procédure  civile etc, etc… ».

Harcelée par Maître Jean-Claude Bertrand qui finit par me  prendre pour acquis la vente de « Camille Amélie », d’une part ; pressée par Maître  Bernard Estradier qui, sorti de sa léthargie de quatre ans, faisait à présent forcing pour me faire croire à laccomplissement du protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE,  d’autre part  (deux actes devant être signés concomitamment) ces efforts conjuguées finirent par avoir raison de ma réticence. 

 

Si des hommes de loi de leurs compétences tiennent pour acquis le bon déroulement de mes doubles signatures, prévues au 27/12/1990, me dis-je, cest que les précautions dusage ont été prises et mes droits et intérêts sauvegardés contre toute éventualité.

 

Convaincue de ce que mes deux avocats (pour le protocole daccord transactionnel liquidation-partage amiable de la succession DUPE), et  mon notaire (pour la promesse dachat « Parc Vallombrosa ») œuvrant en si étroite collaboration, avaient réellement procédé à la mise en œuvre requise pour faire aboutir ces actes subordonnés à la vente de  « Camille Amélie », sans laquelle vente aucune des deux concrétisations n’était possible.

 

Excédée par les pressions exercées par Maître Jean-Claude Bertrand, je cédai, acceptai de signer avant lheure la promesse d’achat « Parc Vallombrosa », et entrai à mon insu dans l’impasse juridique et financière la plus noire… 

 

17 décembre 1990. Premier coup de théâtre ! Cest non plus à Cannes et au cabinet de Maître Jean-Claude Bertrand, comme prévu initialement, mais à Beausoleil (ville limitrophe de Monaco) et en l’étude dun certain Maître Jean Sioniac, notaire, que je fus conduite, seule, pour signer la promesse dachat « Parc Vallombrosa ». Maître Jean-Claude Bertrand s’étant  retiré à la toute dernière minute prétextant un impondérable l’empêchant de se déplacer.

 

Décontenancée par ces changements inopinés, épuisée émotionnellement,  sans conseil pour m’assister face aux « vendeurs » composés de tout un aréopage : Monsieur Patrick MARSHAL, propriétaire présent pour assister à la signature de son compromis rédigé au nom d’un prête-nom suisse, lui-même représenté par un mandataire monégasque venu signer à sa place…

 

Sans conseil pour m’assister,  je perdis tous mes moyens.

 

Après avoir encaissé les huit cent mille francs en argent liquide, Patrick Marshal « vendeur » (ami notoire de Maître Jean-Claude Bertrand)  au prétexte de ce que j’aurais mal compris les conditions transmises par mon notaire, exigea un chèque de trois cents mille francs au titre d’acompte officiel (les huit cents mille francs ne devant pas apparaître officiellement pour des raisons qui lui sont personnelles). Chèque de trois cents mille francs qu’il promit de ne mettre à encaissement qu’après la vente de « Camille Amélie ».  Il exigea également à

 ce que celui-ci ne soit pas libellé à lordre de l’étude notariale qui nous recevait, mais au nom dun expert-comptable monégasque représentant le prête-nom suisse…

 

Pour couronner le tout, un quatrième personnage, un certain Jean-Pierre Nigoux, sorti de nulle part (ami commun du propriétaire Patrick Marshal et de Maître Jean-Claude Bertrand) intervint lui aussi pour le compte de Patrick Marshal, présent et doublement représenté. Son  rôle va être déterminant pour la suite.  Il exigea à son tour un chèque pour un montant de deux cents mille francs. Somme censée représenter sa commission. Commission payable lors de la signature de l’acte authentique de vente, non au stade d’un compromis.

 

Chèque quil promit de ne mettre à encaissement qu’après la vente de Camille Amélie.

 

Après ces quatre longues années d’inerties usantes, suivies de ces différentes tractations en accélérées commencées deux mois auparavant m’avaient épuisée et vidée de toute substance. Dans ce contexte inhabituel, impressionnée par cette ambiance anormale où soudain tout m’échappait, je fis tout ce que l’on me demanda pour très vite quitter cette assemblée imprévue et dérangeante.

 

Bien que n’ayant aucune connaissance en affaire, je rentrai chez moi ce jour-là, complètement abasourdie par tout ce qui venait de se passer. Désistement de dernière minute de Maître Jean-Claude Bertrand après m’avoir poussée à l’extrême pour signer. Cet ensemble d’événements de dernière minute qui m’avait fait me retrouver seule entre les mains d’individus plus ou moins louches, me laissa perplexe…

 

Les faits qui venaient d’être commis seront plus tard qualifiés d’extorsion de fonds.

 

Pour l’heure, il m’était devenu impératif de reprendre mon souffle. Les jours précédents cette fameuse réunion, j’avais déployé tant d’énergie à combattre les pressions exercées par Maître Jean-Claude Bertrand, qu’il m’était devenu quasiment impossible de réfléchir. Alea jacta est, me dis-je, faisant le vide dans ma tête de ce qui me troublait à présent. Alea jacta est, je m’allongeai et sombrai dans un profond sommeil.

 

Le lendemain, remise de ces émotions fortes, je me raccrochai à la date du 27 décembre 1990 où tout devait se normaliser me ramenant ma tranquillité d’esprit.

 

27 décembre 1990, deuxième coup de théâtre ! A cette deuxième réunion organisée par Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier, je m’y rendis munie de lordonnance de Madame le juge des tutelles du Tribunal d’Instance de Cannes du 18/12/1990,  accompagnée du tuteur ad-hoc de mon enfant mineur. La succession arriva au grand complet.  Nos doubles signatures doivent se concrétiser : vente de « Camille Amélie » concomitamment à la réalisation du protocole daccord  transactionnel de  liquidation-partage amiable de la succession DUPE. Tout le  monde était présent sauf les acquéreurs de Maître Jean-Claude Bertrand : Daniel Perrin et Marta Esperanza-Sanz.

 

Nous les attendîmes deux bonnes heures durant lesquels Maître Jean-Claude Bertrand fit mine de les joindre au téléphone sans y parvenir.  N’avait-il pas affirmé être en contact permanent avec eux ? Ne s’était-il pas porté garant du bon déroulement de la signature qu’il prenait pour acquise ?

 

Les doubles signatures : vente directe de « Camille Amélie »  et  protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE, échouèrent. 

A dix-neuf heures, Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier  sentendirent pour lever la séance, sans quil ne fût question d’un quelconque Procès Verbal pourtant requis en ce cas de figure pour faire constater la défaillance des acquéreurs.

Mes cohéritiers venus des quatre coins de la France rentrèrent déçus du déplacement. Comme moi, ils avaient cru aux doubles signatures prévues permettant de résoudre la succession et  tourner la page.

J’étais si choquée que tant defforts fussent anéantis dun seul coup (pourparlers avec mes cohéritiers en été pour arriver à un consensus en automne ; pourparlers avec les locataires-acquéreurs de Maître Jean-Claude Bertrand pour discuter du prix et des conditions de vente de « Camille Amélie » ; pourparlers avec les vendeurs « Parc Vallombrosa » pour l’achat d’un nouveau appartement ; démarches administratives à accomplir pour le redémarrage de mes nouvelles activités), que je ne me rendis pas compte des manquements graves qui venaient d’être commis de façon délibérée, et  ne me doutais pas des conséquences désastreuses quelles allaient avoir par la suite.

 

Il mavait semblé légitime de faire confiance à Maîtres Bernard Estradier (mon avocat) et Jean-Claude Bertrand (mon notaire depuis plus de quinze ans). Il eut été inconcevable pour moi quofficier ministériel et auxiliaires de justice  puissent agir contre les intérêts de leur propre cliente, de surcroît veuve ayant charge de famille.

 

Malgré léchec des doubles signatures dont il avait pourtant l’entière responsabilité  avec Maître Jean-Claude Bertrand - Maître Bernard Estradier, loin de vouloir faire aboutir la vente, demanda à être réglé durgence du solde de sa facture de (133 655F) cent trente-trois mille six cent cinquante-cinq francs, du 14 décembre 1990.

 

Double anomalies.

 

1ere anomalie : le solde de 113 655F demandé étant subordonné à la signature de la vente de « Camille Amélie » et du protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage,  ces signatures n’ayant pu être régularisées comme convenu8, cette somme n’était pas encore exigible.

 

2ème anomalie : Si les signatures en question n’ont pu aboutir, n’était-ce pas du seul fait de Maître Bernard Estradier chargé de les faire aboutir.

 

3ème anomalie : Ayant été dépouillée de tout ce qu’il me restait de disponible, lors de la signature du compromis « Parc Vallombrosa », accomplie avant l’heure chez les amis de Maître Jean-Claude Bertrand avec lequel il travaillait en étroite collaboration, il ne pouvait ignorer que  la somme demandée avant l’heure n’était pas à ma portée.

 

1janvier 1991. A l’agent immobilier sorti de nulle part (ami commun de Maître Jean-Claude Bertrand et Patrick Marshal, vendeur « Parc Vallombrosa ») de prendre de relais. Il me téléphona en ce premier jour de l’année (jour de fête) pour me faire part de ce qu’il avait été informé de ce que la vente de « Camille Amélie » ne s’était pas faite comme prévue. Je lui fis observer de ce que nous n’étions pas un jour ouvrable l’invitant à me rappeler ultérieurement.

 

Mais rien n’y fit. Il redoubla bien au contraire d’acharnement en m’appelant quotidiennement, matin, midi, et soir. Il me harcela me menaçant de mettre à encaissement les chèques de trois cents mille et de deux cents mille francs, pourtant subordonnés à la vente de « Camille Amélie ». 

 

Condition sine qua non sans laquelle je ne les aurai pas remis.

Plus aucune intervention de la part de mes avocats ou de mon notaire pour venir à ma rescousse et me permettre de mettre un terme à ces harcèlements. Les coups de théâtre des 17 et 27décembre 1990 accomplis, aucun écho de qui que ce soit, ils étaient tous aux abonnés absents. Aucun conseil, aucune information, aucune aide, pour faire face à cette situation devenue insoutenable.

 

8 facture commune de Maîtres Bernard Estradier et Etienne Draillard, du 14/10/1990.

 

J’apprendrai bien plus tard de ce que je disposais, en outre, d’un délai légal de six mois pour régulariser l’acte définitif d’achat « Parc Vallombrosa ». Que l’ensemble des sommes demandées lors de la signature du compromis ne s’effectuait d’ordinaire qu’à la signature de l’acte authentique d’achat. Qu’il était de surcroît de mise, dans le cadre d’un hors la vue (usage dont j’ignorais l’existence et tout de la pratique) de procéder à l’élaboration de doubles compromis. L’un portant le prix réel payé par l’acquéreur (c'est-à-dire, moi), l’autre portant le prix que le vendeur veut déclarer. Doubles compromis auxquels Maître Jean-Claude Bertrand n’avait pas procédé pour permettre de garder trace des versements anticipés exigés par le vendeur, Patrick Marshal.

 

Quant aux époux Daniel Perrin et Marta Esperanza-Sanz, ils ne sexpliqueront pas sur leur manquement à la signature et ne seront nullement inquiétés. Ils occuperont ma « Camille Amélie » en toute tranquillité sans sacquitter des loyers et charges y afférents et sans aucune intention dacheter ou de quitter les lieux ; se permettant de surcroît de boycotter les visites que jorganisais à grand peine pour trouver de vrais acquéreurs et réaliser la vente prévue, seule issue permettant de dénouer la situation. Boycottage qui eut pour effet d’anéantir tous mes efforts de faire aboutir le protocole d’accord transactionnel de liquidation amiable de la succession Gilbert DUPE comme de concrétiser l’achat « Parc Vallombrosa ».

 

En pleine tourmente, je demandai à Maître Jean-Claude Bertrand de bien  vouloir madresser copie de sa convocation faite à ses acquéreurs Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz, pour sa réunion du 27/12/1990. Il me répondit n’en pas trouver trace. Jappris de même quaucun congé-vente navait été préalablement diligenté pour purger les droits de préemption de ces locataires et mettre ainsi un terme à  leur contrat de bail.

 

Je me retrouvai donc sans aucun moyen légal de faire libérer « Camille Amélie » pour la remettre en vente.

 

Alors que tout notaire est tenu à lobligation de conseil et de résultat vis-à-vis de ses clients,  Maître Jean-Claude Bertrand agissant pourtant en étroite collaboration avec Maître Bernard Estradier navait, lui, procédé à aucune mise en œuvre permettant de faire aboutir, de rattraper la vente de « Camille Amélie » comme de  sauvegarder mes droits vis-à-vis de ses acquéreurs.

 

La vente de « Camille Amélie »   échouée,  le protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE,  prévu pour être réalisé concomitamment, ayant échoué de paire, je me retrouvai donc en l’absence :

 

           -  doffre préalable de congé-vente, notifiée par  voie légale ;

 

           -  de convocation officielle pour signer la vente fixée  au

               27/12/ 1990 ;

 

      -   de procès-verbal de carence constatant le manquement de Daniel  Perrin et Marta  Esperanza Sanz à la vente ;

 

          Privée de tout recours me permettant de retrouver mes droits fondamentaux disséminés à droit et à gauche, entre les mains de Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier et des acolytes.

 

Les différentes mesures conservatoires grevant ma « Camille Amélie » comme mes titres bancaires  se maintinrent

 

Impossible denvisager un crédit-relais permettant de pérenniser mon achat « Parc Vallombrosa »

 

Pourquoi Maître Jean-Claude Bertrand avait-il omis de mentionner dans lacte dachat  « Parc Vallombrosa »,  les clauses suspensives de rigueur ?

 

Les soi-disant acquéreurs Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz dont le contrat de bail navait pas été dénoncé et les droits de préemption purgés,  se sont retrouvés, eux, à occuper légalement notre « Camille Amélie »  (unique logement). 

 

Impossible de le réintégrer

 

Pourquoi Maître Jean-Claude Bertrand avait-il omis de notifier aux soi-disant acquéreurs Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz loffre préalable de congé-vente, plus que jamais de rigueur ?

 

En l’absence de ces procédures d’ordre public destinées à préserver nos droits fondamentaux, voilà que le couple Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz cessèrent tout net de verser également leurs loyers et charges.

 

Pourquoi avoir omis dappliquer lensemble des principes de précaution, élémentaires dans notre cas de figure, mettant aussi sciemment nos droits et intérêts en péril ?

 

Je ne percevais plus mes revenus locatifs de « Camille Amélie ».

 

Impossible dassumer les charges liées au redémarrage de mes activités (édition d’ouvrages) comme de subvenir à mes besoins et à ceux de  mon enfant mineur,  je devins « assistée sociale » pour survivre et nourrir E. DUPE (étudiant de second cycle au collège Stanislas de Cannes). 

                                                                                      

Maître Bernard Estradier nintervint en aucune manière pour faire reculer  Daniel Perrin et Marta Esperanza-Sanz. Il ne chercha pas à connaître la raison de leur manquement à la signature prévue en étroite collaboration avec Maître Jean-Claude Bertrand. Tous deux restèrent muets et inactifs.

 

-       Aucun procès-verbal de constat pour acter leur défaillance à la vente de « Camille Amélie ».

  

-      Aucune sommation interpellative fixant une nouvelle date pour rattraper la vente.

 

-    Aucune assignation mettant en cause les soi-disant acquéreurs de Maître Jean-Claude Bertrand.

 

Suite à ces mises en œuvre accomplies à l’envers qui m’avaient dépouillée de tout moyen permettant d’avancer, je restais suspendue au dessus du grand vide qui venait de se creuser sous mes pieds aspirant ma vie vers le bas.                                                                         

 

Fin janvier 1991, harcelée quotidiennement par l’ami commun de Maître Jean-Claude Bertrand et Patrick Marshal, la pression morale devint insoutenable. Ces menaces martelées, matin, midi et soir, de mettre les chèques de trois cents mille et deux cents mille francs à encaissement  si je ne signais pas l’acte définitif au 31janvier comme prévu initialement m’étaient devenues insupportables. Elles étaient de nature à rendre folle toute personne normalement constituée.

 

Maître Jean-Claude  Bertrand à qui j’exposai ma situation devenue insupportable se garda bien d’intervenir, de quelque manière que ce soit. Après m’avoir harcelée pour que je signe avant l’heure le compromis « Parc Vallombrosa », il s’abstenait à présent de tout conseil pouvant me soustraire à la pression et aux menaces exercées.

 

J’avançai bien au contraire sur un terrain miné où chaque pas que je faisais me broyer un peu plus.

 

 Jean-Pierre Nigoux ayant pris le relais de ces harcèlements, je finis par avoir des bleus à l’âme. Je me sentais si tuméfiée de l’intérieur que je vaquais à mes occupations domestiques tel un automate déambulant et faisant les choses machinalement comme pour ne pas perdre pied. Je voulais rester vivante et en bonne santé pour élever mon fils voire le protéger, il me fallait rester donc debout coûte que coûte et, autant que faire se peut, ne rien montrer de mon désarroi grandissant.

 

Dans limpasse la plus noire, mon stress atteignit un degré tel quil ne m’était plus possible de respirer, me mouvoir, réfléchir….

 

Alors apparaît une personne « providentielle », une Dame Pellegrino-Demaria, mécène notoire à Cannes, qui me proposa une intervention amicale. Elle me promit la caution bancaire qui me manquait pour accéder à un crédit-relais permettant de signer l’acte authentique d’achat  « Parc Vallombrosa » et me proposa un prêt personnel permettant de régulariser dans l’intervalle les chèques de trois cents mille et deux cents mille francs détenus par Patrick Marshal et ses acolytes.

 

L’intervention de Dame Pellegrino-Demaria permettrait de mettre aux menaces martelées, matin, midi et soir,  à me rendre folle. Elle m’apporta l’espoir d’une bouffée d’oxygène devenue vitale face aux pressions insoutenables qui m’asphyxiaient l’esprit.

 

Dans la mesure où mon prêt-relais comprenait le remboursement immédiat du prêt personnel et provisoire de Dame Pellegrino-Demaria, son offre me fit leffet dune main tendue face à l’adversité.   

 

31 janvier 1991. Je cédai et acceptai sa proposition. Elle me fit un chèque de trois cents mille francs couvrant le chèque du même montant (extorqué, lors de la signature compromis « Parc Vallombrosa », par les acolytes de Patrick Marshal)  et leur versa de même les deux cents mille francs exigés en espèces, toujours au stade du compromis, augmentant ainsi la somme versée avant signature de l’acte authentique à 1 300 000F. Toujours sans aucun reçu pour moi,  et me fit signer   « une  reconnaissance de dette » à son profit[9].

 

Ce que la croyant de bonne foi, je fis de bon cœur. L’étau qui me broyait la tête n’avait-il pas disparu grâce à son intervention ?

 

Mon dossier de crédit-relais déposé à la Centrale de Crédits Méditerranéens obtint, grâce a la caution Madame Pellegrino Demaria, un oui de principe qui devait se confirmer sans difficulté attendu sa surface financière. Jen fus grandement soulagée sur le moment. Jallais pouvoir (après lui avoir remboursé son prêt provisoire de cinq cents mille francs avec intérêts courus) pérenniser mon nouveau logement « Parc Vallombrosa »  ; disposer dun laps de temps indispensable pour aplanir les  difficultés créées par les faux-acquéreurs de Maître Jean-Claude Bertrand. Il me sera enfin possible de tout mettre en oeuvre pour rattraper la vente de « Camille Amélie » et concrétiser le protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE.  

 

A l’idée de pouvoir redémarrer mes nouvelles activités  professionnelles, je m’entendis me dire : « Je mettrai bouchée doubles au travail et oublierai vite les désastres organisés, par les réunions des 17/12 et 27/12/1990 ! »

 

Mais la perspective dun possible retour à la « normalité » fut de courte durée.

 

Fin février 1991. Soit deux jours avant la date fixée pour la signature du crédit-relais, Dame Pellegrino-Demaria retira sa caution et mon dossier capota 

                                                                               

Jeus bien du mal  à comprendre les intentions de cette personne avec laquelle j’avais, par le passé, entretenu de si bonnes relations qu’il m’eut été impossible de nourrir une quelconque méfiance à son égard.  Ce coup de grâce me coupa le souffle !

 

Son prêt  personnel de cinq cents mille francs versé directement à Patrick Marshal et ses acolytes  (toujours au stade dun simple compromis) eut pour effet d’augmenter considérablement les sommes exigées avant la signature de l’acte authentique. 

 

Versement qui lui avait, en outre, permis d’obtenir une « reconnaissance de dette » de ma part. A quelle fin ?

 

L’intention de Dame Pellegrino-Demaria se précisa lorsquelle massigna en insolvabilité et fit pratiquer saisie  immobilière sur ma « Camille Amélie »,  exigeant sa vente forcée aux enchères publiques en recouvrement de sa créance. 

 

Depuis ces deux  réunions des 17 et 27 décembre 1990, organisées par Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier, chaque pas que je tentais pour essayer de sortir de l’impasse mortelle avait pour résultat de menfoncer davantage et davantage encore. Mes  difficultés organisées se  démultipliaient à l’infini, enchevêtrées les unes aux autres, elles formaient dorénavant un nœud gordien qui menserrait à me broyer toute. 

 

Mars 1991. Je montais le boulevard Carnot lorsque je croisai Maître Bernard Estradier à deux immeubles de son cabinet. Je le saluai souriante comme à mon habitude (d’apparence en grande forme) et fus éberluée par son regard qui s’était pétrifié en me voyant. Comme s’il avait vu une revenante. Sur le moment, j’eus bien du mal à comprendre sa réaction.

 

Déterminée à trouver une issue coûte que coûte, entre la bourse ou la vie  je décidai assez vite d’abandonner une somme de trois cent cinquante mille francs représentant l’acompte légal qui était à verser au stade d’un compromis, en contrepartie de la restitution des deux autres sommes (800 000F et 200 000F), qui n’étaient pas à verser. 

 

Dame Pelligrino-Demaria m’avait, en fait, approchée pour prêter main forte à Patrick Marshal, Jean-Claude Bertrand et leurs acolytes)

 

Impératif pour moi de rembourser ses cinq cents mille francs à Dame Pellegrino- Demaria et déjouer ainsi leur plan concerté qui était d’absorber ma « Camille Amélie », qui se dévoilait à présent plus clairement.

 

Impératif pour moi de quitter au plus vite « Parc Vallombrosa », retrouver un logement stable permettant de reprendre le cours d’une vie normale.

 

 Cette récapitulation raisonnée de la situation ne pouvait se faire que par la restitution par Patrick Marshal, Jean-Claude Bertrand et leurs acolytes, des sommes détournées.

 

 

Mais, nonobstant ce suprême effort proposant, pour mes deux mois doccupation, l’abandon de la forte somme de 350 000F, mon offre resta offre-morte. Il me fut opposé un silence ténu assourdissant.  Lincroyable aréopage de ce 17 décembre 1990 s’était évaporé… Il ny avait plus personne… Aucun dialogue possible…

 

Je demandai cette fois, par voie dhuissier, à ce que Maître Jean-Claude Bertrand me communique les preuves de sa convocation faite aux époux Daniel Perrin et Marta Esperanza-Sanz à sa réunion du 27/12/1990 destinée à signer la vente de « Camille Amélie ». Eléments qui m’auraient permis de prouver leur défaillance dont je faisais si cruellement les frais.

                                                                                      

Il advint quil ne le put.

Ce n’était pas tout

Submergée par ces difficultés qui s’accroissaient, dépassée, je me tournai cette fois vers Maître Bernard Estradier pour essayer de trouver une solution permettant d’y mettre un terme lorsque je me rendis compte de ce que lui non plus navait pas subordonné le  protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE à la vente effective de « Camille Amélie », dont la concrétisation dépendait pourtant exclusivement.

En fait, ni Maître Jean-Claude Bertrand ni Maître Bernard Estradier, professionnels du droit, navaient procédé aux mises en œuvre juridiques requises en la circonstance pour faire aboutir mes triples signatures. Ni le protocole daccord transactionnel de liquidation-partage (destiné à préserver mon patrimoine et sauvegarder les intérêts de mon enfant mineur), ni le compromis dachat Parc Vallombrosa  (destiné à nous reloger), ne contenaient de clauses suspensives alors que ces deux actes étaient subordonnés à la signature de la vente de mon bien immobilier.

 

Résultat : d’un côté je ne pouvais ni réintégrer « Camille Amélie »  pour nous reloger, ni  en tirer des revenus fonciers qui m’auraient permis de nous reloger ailleurs,  tandis de l’autre côté notre expulsion de l’appartement « Parc Vallombrosa » était tout à fait possible.

 

Bien qu’hermétique à toute notion du droit français au moment des faits (mon univers étant celui de la musique) force me fut dadmettre quune telle avalanche danomalies juridiques ne pouvait être le fruit du hasard. 

 

 Ces mises en scènes aux moyens de simulacres d’achat et de vente n’étaient en fait que des mises en œuvres à l’envers permettant le détournement de l’ensemble de mes droits fondamentaux, et le verrouillage ensuite à double voire à triple tours de tous mes moyens de recours légaux, me créant ainsi mille et un empêchements à jouir de quelque manière que ce soit, de ma « Camille Amélie » ou de l’argent dont je disposais.

Ses agissements étaient d’une violence morale insoutenable, qui plus est de la part de mes propres conseils : avocat et notaire. Aussi inconcevable que cela pût me paraître, ses méfaits étaient là, et leurs  effets dévastateurs aussi.                                                   

Le pire restait à venir

                                                                               

Avril 1991. Accablée par une série d’assignations je communiquai à Maître Bernard Estradier celle de mes vendeurs-escrocs qui demandaient mon expulsion de « Parc Vallombrosa » (sans remboursement des sommes exigées avant l’heure). Je lui communiquai aussi celle de la  prêteuse-fictive visant la vente aux enchères publiques de ma « Camille Amélie » (au moyen de la reconnaissance de dette extorquée lors de son prêt fictif). Il eut été également indispensable de poursuivre Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz, acquéreurs-escrocs (occupant paisiblement ma propriété sans payer leurs loyers et charges) alors que j’avais dû accepter l’assistance publique pour survivre…

 

 Suite à cet entretien crucial pour moi, je fus surprise de lentendre mannoncer son désistement de mon dossier initial relatif à la succession DUPE [10] qui n’avait pu se résoudre tel que prévu par notre Protocole d’Accord amiable, faute de mise en ouvre réelle de sa part permettant son aboutissement.

 

  Pour couronner le tout, il m’opposa sa facture commune avec Maître Etienne Draillard, du 14 décembre 1990, pour les deux réunions des 17et 27décembre 1990, organisées en étroite collaboration avec Maître Jean-Claude Bertrand.

 

(Facture contenant au demeurant d’autres grossières contre-vérités, je cite : « volumineuse correspondances avec Madame DUPE». En réalité, pas le moindre courrier durant les quatre premières années durant lesquelles mon dossier avait été frappé d’inertie totale. Puis, quatre ou cinq lettres entre novembre et décembre 1990, toutes destinées à me faire prendre pour acquise la signature de la vente de « Camille Amélie », concomitamment à la réalisation du  protocole daccord transactionnel de liquidation-partage de la succession DUPE qu’il me tenait à cœur de résoudre à l’amiable.  Je cite encore : « Après pourparlers longs et  laborieux… » En réalité, une unique réunion le 6 décembre 1990 pour la finalisation de mon avant-projet. Je cite toujours : « Signature du protocole chez Maître Bertrand, notaire… », « Résultat obtenu… » etc., etc.… )

 

En réalité, aucune signature et pas l’ombre d’une quelconque avancée à quelque niveau que ce soit !

 

                           Où était la signature de la vente de Camille Amélie ?


                 Où était celle du protocole daccord transactionnel de liquidation-partage de la succession DUPE ?

 

A quel résultat pouvait-il prétendre puisque depuis sa constitution à mes intérêts,  tout n’aura été, bien au contraire, qu’annihilation de mes droits, absorption de mes biens, et éparpillements de mes intérêts ?

 

Il acheva de m’interloquer lorsquil me déclara subordonner la restitution de mon dossier succession DUPE au paiement effectif de cette facture non encore exigible.

 

Il me stupéfia lorsqu’il étendit son boycotte aux trois nouveaux dossiers que je venais de lui soumettre, paralysant ainsi l’ensemble de ma défense en justice.

 

J’avais jusque-là honoré rubis sur longle chacune des notes dhonoraires commune de Maîtres Bernard Estradier et Etienne Draillard.

 

Le voir agir à présent à ce qui pourrait être assimilé à un odieux chantage dépassait l’entendement.

 

En effet, ce désistement était en tout point injustifié, tout comme l’était « sa facture » à solder d’urgence avant la signature de la vente de Camille Amélie.

 

Primo : si je n’étais plus en mesure de régler quoi que ce soit à qui que ce soit, n’était-ce pas précisément à cause de sa mise en œuvre à l’envers faisant échouer mes signatures si importantes alors qu’il avait été payé pour faire aboutir mes démarches et débloquer ma situation ??

 

Secundo : dans le cadre dune transaction amiable, ce qui était mon cas de figure en l’espèce, les résultats tant immobilier que financier visés ne reposaient-ils pas entièrement sur une bonne mise en œuvre dont il avait la pleine et l’entière responsabilité ??

 

D’une part, sous le coup des attaques conjuguées des vendeurs-escrocs et de  la prêteuse-fictive ; d’autre part, privée depuis la réunion de Maître Jean-Claude Bertrand, du 27décembre 1990 de mes revenus fonciers (qui étaient mes uniques ressources pour vivre et réorganiser mes activités professionnelles),  je ne pouvais faire face au pied levé au paiement d’une somme de 113 655F. Somme dont le règlement est exigé d’urgence, condition sine qua non imposée par Maître Bernard Estradier pour la restitution de ma défense en général.  

 

Plongée dans un profond désespoir, je ne savais plus comment échapper aux attaques injustifiées dont je subissais gravement les effets au quotidien. Aucun espoir d’une quelconque défense à l’horizon où je ne voyais plus que du noir et du noir. Déterminée à avancer pour trouver une issue, je lui écrivis approuver sa « facture » cédant ainsi au chantage qui m’était fait. Il me fallait impérativement récupérer mes dossiers, constituer nouvel avocat et  organiser une défense solide contre ces attaques injustifiées.

 

J’étais prête à sacrifier beaucoup d’argent  pour être délivrée de l’étau qui m’enserrait à me broyer toute !   Mes doutes s’étaient confirmés quant à la mauvaise foi de mes deux conseils (Maîtres Bernard Estradier et Jean-Claude Bertrand) mais l’heure n’était pas à l’analyse globale de la situation. L’heure  était à la recherche de solution.

 

Mais, contre toute attente et nonobstant mon accord pour le paiement de « sa facture » (qu’il savait pertinemment non-exigible à ce stade),  Maître Bernard Estradier subordonna la restitution de mes dossiers destinée à débloquer ma défense - au paiement effectif de cette somme de cent treize mille six cent cinquante-cinq francs (113 655F) quil savait hors de ma portée.

Ignorant tout des recours requis dans un tel cas de figure, je ne  pus récupérer mes dossiers et libérer ainsi ma défense. Je restais donc suspendue sur le gouffre qui s’était creusé de plus en plus profond visant à présent ma désintégration totale.

 

          Une fois édifiée sur but visé, le mien fut de m’en sortir intacte en tout point. N’étant pas dans la confusion des valeurs, seule m’importait ma survie et ma pleine santé mentale.

 

Ma défense contre ces attaques injustifiées resta donc de longs mois bloquée.

 

De longs mois durant lesquels Patrick Marshal et ses acolytes obtinrent mon expulsion de « Parc Vallombrosa »,  sans remboursement aucun des différentes sommes perçues (800 000F versée le 17décembre 1990 et 500 000F versée le 31janvier1991),  soit une somme totale d’1 300 000F.                 

       

La  prêteuse-fictive, au moyen de sa «reconnaissance de dette » obtint saisie immobilière sur ma « Camille  Amélie ».                                                                

 

Je n’avais pu réintégrer mon logement à « Camille Amélie » où j’étais propriétaire, voilà que j’étais expulsée de mon logement « Parc Vallombrosa » lequel venait d’engloutir l’intégralité de mes moyens financiers.

 

Bref, j’étais à la rue, sans défense judiciaire pour parer aux attaques infondées qui m’étaient faites et sans un sou pour survivre au quotidien et prendre soin de mon enfant mineur.

 

Le comportement de Maître Bernard Estradier et Jean-Claude Bertrand (payés pour me conseiller et nous défendre) avait mis ma vie et celle de mon enfant en  danger.


En cas de conflit dintérêts entre client et avocat, ce dernier n’avait-t-il pas le devoir de se désister des dossiers de son client, les lui rendre au plus vite afin quil puisse réorganiser sa défense ??

 

Maître Bernard Estradier, lui, bien que désisté de ma défense continuait de plus fort à faire obstruction à la restitution de mes dossiers. Il opposait de manière ostensible ses arguments qui n’ont ni queue ni tête à tout avocat susceptible de prendre le relais et me défendre.

 

Nous n’appartenions pas au monde des « affaires ». Mon dossier initial relatif à la succession DUPE, représentait le socle sur lequel reposait ma famille, notre survie dépendait donc exclusivement de sa résolution. 

 

En agissant de la sorte mon avocat ne pouvait ignorer de ce quil me privait là, ainsi que mon enfant mineur, de nos droits fondamentaux.

 

Devant l’inflexibilité de Maître Bernard Estradier, je perdis tout contrôle sur mes dossiers et ne sus comment mettre un terme à la torture morale qui m’était faite.

                                                                                                  

Le pire du pire restait à venir

 

Septembre 1991. Il me fut notifié une ordonnance judiciaire laquelle ordonnait mon expulsion de « Parc Vallombrosa ». Lavocat attaquant mes intérêts n’était autre que Maître Etienne Draillard, constitué à mes  intérêts, à la demande de Maître Bernard Estradier. Payé mes soins (par le biais de Maître Bernard Estradier) pour participer à la défense de mes intérêts[11], il occupait à présent et pour le compte de mes vendeurs-escrocs et  pour le compte de ma prêteuse-fictive.

 

Ainsi, après que Maîtres Jean-Claude Bertrand (mon notaire) et Bernard Estradier (mon avocat) aient veillé à bien verrouiller l’ensemble de mes recours, voilà que privée de défense j’étais à présent attaquée par Maître Etienne Draillard (mon avocat postulant) constitué à mes intérêts en lieu et place de Maître Bernard Estradier (mon avocat plaidant).

 

Octobre 1991. Jallais de déconvenues en déconvenues et pâtissais grandement des embûches ainsi dressées par mon propre notaire et  mes deux avocats.  Tous muets comme des carpes ou agissant à mon encontre. Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier, après mavoir exposée à une série dattaques, étaient désormais aux abonnés absents.  Série d’attaques diligentées par qui ? Par Maître Etienne Draillard (mon second avocat) lequel agissait officiellement, ouvertement en son nom propre ? 

 

Privée de conseils et de défense, je ne pouvais quassister impuissante à  « mon  exécution » par ceux-là mêmes payés grassement par mes soins pour  faire valoir mes droits et sauvegarder mes intérêts. 

 

Ma bien confiance légitime en mon notaire et mes deux avocats mavaient entraînée au fond d’un gouffre dont la profondeur abyssale déployait à présent toute leur étendue à mes yeux.

 

Scandalisée par cette avalanche de dérives, de mauvaise foi, et de procédés inadmissibles dont faisaient preuves Maîtres Bernard Estradier et Etienne Draillard (mes avocats) et Jean Claude Bertrand (mon notaire), abusant ainsi ma bien légitime confiance, je pris néanmoins conscience de mon impuissance à réagir. Devant cette impuissance cousue main pour m’empêcher de défendre mes droits, je pris le parti de les observer, de tout bien noter ; et surtout de bien conserver les preuves étayant ces faits inconcevables,  afin de pouvoir un jour restituer intégralement ce dont à quoi je venais d’assister.

 

D’aucuns au courant des faits qui me sont arrivés depuis les réunions des 17 et 27 décembre 1990, organisées par Maîtres Bernard Estradier et Jean-Claude Bertrand pour la signature de la vente de « Camille Amélie » destinée à la concrétisation du protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE auquel je tenais tant, s’écrièrent : « Comment avocats et notaire peuvent-ils agir ainsi contre leur propre cliente ?! Et Maître Etienne Draillard, votre propre avocat, qui vous attaque ouvertement sous son propre nom ?!

 

Où se croient-ils donc tous ?

 

Où veulent-ils en venir ?

 

Tant d’abus : abus de pouvoir, abus d’autorité, abus de faiblesse, abus de confiance, escroqueries, dénis de justice, et autres manquements graves exercés contre une personne n’ayant rien fait et rien pris à personne, qui plus est ayant charge de famille ?

 

Voilà qui dépasse l’entendement !

 

On se serait cru dans un pays de non-droit où chacun peut faire ce qui lui plait sans se soucier des lois, des tribunaux. Lois qu’ils sont censés représenter eux-mêmes. Tribunaux près desquels ils sont censés les représenter eux-mêmes. Cette situation tout à fait curieuse m’interpella me laissant perplexe… En effet, ces forfaitures aggravées semblaient laisser indifférent « le monde de la Justice ». Mais qui sont donc ces hommes, me demandai-je tout à coup ? Où sommes-nous ?

 

Devant la situation tragique qui s’était imposée à moi, n’eut été mon amour inconditionnel pour mon fils (sérieux, doux, intelligent), j’eus été tentée de renoncer à la vie pour échapper à ces violences morales d’une intensité si grande qu’elles finissaient par m’oppresser me confinant au silence. Les violences morales qui m’étaient faites m’asphyxiaient l’esprit me vidant ainsi de toute mon énergie. Ayant un rôle à assumer auprès de mon fils unique (orphelin déjà de son père) je m’intimai toutefois le devoir de garder la tête froide, bien accrochée sur les épaules pour éviter de la perdre. Je m’assignai la tâche de réapprendre à respirer (par le diaphragme comme pour exercer mes vocalises obligatoires avant le chant, technique de respiration profonde permettant la prise de plus grosses bouffées d’air et leur maintien dans le corps).

 

Les agissements assassins de ces trois hommes de lois félons battaient donc leur plein dans la plus grande indifférence. Du comportement de ces trois voyous en col blanc, cest celui de Maître Bernard Estradier qui m’ébranla le plus. De Maître Etienne Draillard (qui recevait ses instructions ainsi que mes paiements par la voie de Maître Bernard Estradier qui l’avait adjoint à mon dossier à cet effet) j’étais restée à bonne distance. Avec Maître Estradier ma relation qui se voulait constructive impliqua que nous tissions des liens de confiance. Après lui avoir accordé ma pleine et entière confiance, cette trahison de sa part fut très douloureuse. Je la ressentis au plus profond de ma chair.

 

J’ignorais jusqu’alors que l’on pouvait mentir à une personne sincère que l’on est chargé de défendre, et l’abuser mortellement ainsi tout en la regardant droit dans les yeux sans sourciller le moins du monde.

 

Faute de signature, le protocole daccord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE ne put être homologué.

 

N’ayant pu trouver nouvel acquéreur pour « Camille Amélie » en raison du boycotte continuel opéré par les faux-acquéreurs de Maître Jean-Claude Bertrand (Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz) pour nous mettre les bâtons dans les roues, la succession DUPE finit par perdre patience et m’assigner en paiement des sommes convenues.  

 

L’année 1991 se déroula sous une pluie d’assignations contre lesquelles je ne pouvais opposer aucune défense. 

 

A l’automne, grâce à Madame le juge des tutelles du tribunal dinstance de Cannes (veillant aux intérêts de l’enfant mineur), je fus informée de la possibilité juridique pour moi de saisir le Tribunal de Grande  Instance de Grasse dune demande en taxation dhonoraires ; action par laquelle le paiement de la facture commune de Maîtres Bernard  Estradier et Etienne Draillard sera garantie.

 

(Facture relative aux mises en œuvre à l’envers ayant fait échouer mes doubles signatures du 27 décembre 1990. Ce que Monsieur le Bâtonnier de l’Ordre des Avocats ne manqua pas de préciser dans sa décision de taxation d’honoraires tout en approuvant la somme astronomique demandée, pour mon propre assassinat en somme…).

 

Notre vie paisible avait laissé place à un nouvel univers où plus rien n’était logique, cohérent ou normal.  Je marchais sur la tête et vivais dans l’urgence et la précarité. Factures d’électricité et autres factures impayées rendaient le quotidien très souvent impossible à gérer.

 

Suite aux harcèlements pratiqués par Maître Jean-Claude Bertrand pour me faire acheter « Parc Vallombrosa » avant de vendre « Camille Amélie ». Ses acolytes prenant le relais ensuite pour faire pressions afin que j’emprunte et que j’augmente de 500 000F l’escroquerie qui m’était faite tout en faisant vendre mon unique logement. Cette entreprise de malfaiteurs avait été rendu possible par les mises en œuvre à l’envers de Maître Estradier suivi de son désistement injustifié doublé d’un odieux chantage - pur prétexte pour  me laisser sans défense face aux attaques de Maître Etienne Draillard-. Dans l’impasse la plus noire, acculée à l’impossible, l’inconcevable voire l’inimaginable, je me retrouvai une nouvelle fois contrainte d’approuver cette énième escroquerie contre moi. Céder au chantage était le seul moyen qu’il me restait pour faire débloquer ma défense.

 

Force me fut donc d’approuver légalement la facture due pour mon assassinat.

 

23 septembre 1991. Une décision en taxation dhonoraires fut ordonnée libérant mes dossiers des mains de Maître Bernard Estradier[12].

 

21 novembre 1991. Maître Bernard Estradier me fit signifier un commandement de payer[13]. 

 

Fin novembre 1991, soit dix mois après les désastreuses réunions organisées en étroite collaboration avec Maître Jean-Claude Bertrand, mes dossiers (devenus dans l’intervalle « dossier à tiroirs », par les doubles voire triples verrouillages de mes biens et avoirs) me furent enfin restitués par Maître Bernard Estradier[14]. 

 

Mes droits fondamentaux venaient d’être entièrement absorbés par mes propres avocats et notaire.

 

A Maître Bernard Estradier d’écrire à tout nouvel avocat éventuel [15] pour linformer  de ce que Maître Etienne Draillard était toujours constitué à mes intérêts [16]

 

J’ignorais jusque-là de ce que la défense et l’attaque pouvaient se conjuguer par le biais d’un seul et même auxiliaire de justice, sans que cette anomalie flagrante n’éveille la moindre réticence de la part de qui que ce soit près d’un tribunal de grande instance.

 

N’ayant plus un sou vaillant, non informée de lexistence de laide juridictionnelle, il me fut impossible de constituer nouvel avocat. Toutefois un avocat honoraire intervint à titre amical pour prendre connaissance de mon dossier initial (relatif à la succession DUPE).

 

Il me fit part de ses découvertes :

 

-        Absence totale de communication au greffe du T.G.I. de Grasse, des justificatifs bancaires retraçant la provenance des fonds mayant permis dacquérir « Camille Amélie ». Les  pièces destinées à faire valoir mes biens personnels et avoirs financiers aux fins de les distinguer des effectifs de la succession étaient restées agrafées de la même façon que le jour où je les avais confiées a Maître Bernard Estradier.  

 

Ce dernier s’était contenté de mentionner ces preuves irréfragables dans ses conclusions qu’il voulait convaincantes pour mieux endormir ma méfiance. Sur quoi je lui accordai ma pleine et entière confiance. Bref, Maître Etienne Draillard spécialement constitué pour les communications qui étaient à faire au greffe n’y avait jamais procédé.

 

Mon affaire était restée suspendue au « rôle dattente » du greffe du juge de la mise en état (MEE) du Tribunal de Grande Instance de Grasse. Aucune trace dun quelconque bordereau de communication de pièces de la part de mes avocats. Aucun document du greffe du T.G.I. de Grasse qui porterait un quelconque cachet d’arrivée des éléments de mon dossier à ce service. Absence totale de mise en œuvre de mon dossier initial de la part de Maîtres Bernard Estradier et Etienne Draillard, lesquels avaient pourtant été provisionnés d’une somme de 20 000F pour ce faire. Somme, qui pour l’époque, représentait beaucoup d’argent. Surtout pour un dossier tout ce qu’il y avait de plus classique à la base et où la bonne volonté était également présente pour essayer de tout arranger à l’amiable.

 

  Maître Bernard Estradier s’opposant catégoriquement à ma proposition de transaction aimable avec mes cohéritiers pour une liquidation rapide de la succession DUPE, suggérant une contre-attaque qui m’aurait permis un arrangement plus avantageux que celui que je proposai (dès en septembre 1986) n’était que mise en scène destinée à mettre en place ces escroqueries organisées.

 

Les réunions des 17 et 27 décembre 1990, mises en scène en étroite collaboration avec Maître Jean-Claude Bertrand, visaient l’extorsion de mes fonds dont une « reconnaissance de dette » permettant d’absorber ensuite  « Camille Amélie ».

 

L’adjonction de Maître Etienne Draillard par Maître Bernard Estradier, ne fut pas pour œuvrer à mes intérêts, mais pour procéder ensuite aux différentes attaques permettant de concrétiser les escroqueries organisées.  

 

Crime par ordonnances judiciaires ! Qui pouvait s’attendre à pareille pratique ? Voilà qui dépasse l’entendement !

 

Maîtres Bernard Estradier, Etienne Draillard et Jean-Claude Bertrand, agissaient ensemble de sorte à s’assurer le succès de leurs escroqueries.

 

Mes pas avaient été réglés d’avance pour leur permettre de parvenir à ce résultat.

 

Novembre 1991, Maître Etienne Draillard obtint la force publique pour notre expulsion effective du « Parc Vallombrosa » sans la restitution des fonds détournés par Patrick Marshal et ses acolytes (vendeurs-escrocs ami intime de Jean-Claude Bertrand) et  sans aucune possibilité pour nous de réintégrer « Camille Amélie », toujours  occupé par Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz (faux-acquéreurs placés dans notre unique demeure par ce même Maître Jean-Claude Bertrand).

 

Nous avions voulu, par une liquidation amiable de la succession DUPE, tourner la page au plus vite pour reprendre le cours d’une vie normale. Il ne s’agissait pas de discussion judiciaire où les ordonnances, jugements, arrêts, auraient été tributaires des juges. Dans notre cas de figure précis, il s’agissait de simples mises en œuvre permettant de faire aboutir nos signatures.

 

Et nous voilà à présent dans une situation inextricable.   

 

Nos avocats et notaire escrocs avaient traduis un dossier de succession tout ce qu’il y a de plus simple et classique, que nous voulions du reste résoudre à l’amiable, en un nœud gordien.  Nous étions tombés dans une quadrature du cercle (la réduction du cercle au carré étant impossible…) où règlement amiable comme règlement judiciaire nous étaient devenus totalement impossibles.

 

Comment survivre à de telles forfaitures ? Comment sortir de l’ignominie ?

 

Juin1992. Convoquée au Commissariat Central de Cannes, par linspecteur de police Serge Ferrera, chargé de mon expulsion de l’appartement « Parc Vallombrosa »,  je my rendis et linformai de la situation.

 

Il m’écouta attentivement puis qualifia les faits commis par Jean-Claude Bertrand et ses acolytes d’escroqueries en bande organisée. Il m’éclaira ensuite sur mes droits et m’indiqua les possibilités de recours permettant de les mettre en cause pour la restitution des fonds détournés. Cela devait passer par mon maintien dans l’appartement. Le pénal tenant le civil en l’état, me dit-il, votre expulsion sera ainsi suspendue.

 

Il me conseilla de vite déposer une plainte avec constitution de partie civile selon une méthode très simple. Il suffisait d’exposer les faits par écrit, d’y joindre les éléments de preuve étayant ces faits, et d’adresser le tout au Parquet du T.G.I. de Grasse, par simple envoi recommandé.

 

Je devais ensuite lui fournir copie du dossier pénal que j’aurai ainsi constitué ; qu’il puisse informer la sous-préfecture de Grasse de mon action dénonçant ces faits permettant ainsi le sursis de mon expulsion.  Les explications de l’Inspecteur de Police, Serge Ferrera, sur la différence qu’il y avait entre le pénal et le civil furent un vrai cours de droit pour moi.

 

Ce matin-là, en me rendant au Commissariat Central de police de Cannes pour  répondre à la convocation relative à mon expulsion ordonnée par le T.G.I. de Grasse, j’étais loin de m’attendre à un tel retournement de situation.

 

Enfin une respiration ! Mon dieu que je me sentis heureuse et soulagée.  J’allais survivre à ce qui m’avait été fait. J’allais pouvoir veiller sur mon enfant comme c’est mon rôle naturel et juridique.

 

Suite aux précieux conseils de l’Inspecteur Serge Ferrera que je m’appliquais à  suivre à la lettre, je fus reçue une seconde fois au Commissariat Central de Police de Cannes, pour compléter et boucler mon dossier pour la Sous Préfecture de Grasse.

 

Le pénal tenant le civil en l’état, une fois les procédures préconisées accomplies, mon maintien dans les lieux jusqu’au jugement de l’affaire pénale me fut confirmé par une lettre de la Sous Préfecture de Grasse.

 

L’ordonnance dexpulsion de Maître Etienne Draillard ne pouvait plus produire ses effets désastreux sur ma vie et celle de mon enfant. Ce, jusqu’à l’issue de l’affaire pénale.  

 

Mes parents me disaient toujours que j’apprenais vite et bien. Le présent semblait leur donner raison. En effet, comprenant vite la portée de la défense que je venais de mettre en place, mon cœur était réjoui. Tout à coup le ciel s’éclaircissait pour laisser entrevoir au loin un rayon d’espoir. Plus personne ne pouvait me bousculer avant que ces faits désastreux ne soient jugés devant un tribunal pénal. J’osai à peine y croire.

 

Enfin une respiration me permettant de reprendre mon souffle. J’allais pouvoir récapituler les choses et tenter de reconstituer le puzzle. 

 

Monsieur l’Inspecteur Serge Ferrera insista ensuite pour que je trouve rapidement un nouvel avocat.

 

(Je fus informée, par la même occasion, de ce que mon vendeur-escroc, Patrick Marshal, était par ailleurs recherché dans l’affaire du meurtre de Ghislaine Marchal à Mougins. Qu’il était en fuite aux Etats Unis, refusant de répondre à la convocation de la Police française).

 

(Il n’y avait pas de temps à perdre, je devais mettre à profit ce répit inespéré pour trouver un peu d’argent et constituer nouvel avocat pour mes dossiers en souffrance. Je vendis à des prix dérisoires : bijoux, fourrure et autres objets personnels de valeur. Les quelques milliers de francs recueillis me permirent d’assumer le quotidien et d’organiser ma défense. J’en consultais plusieurs avocats sur Nice et sur Cannes-même, et perdis la presque totalité de cet argent en vaine discussions.

 

A chaque premier contact indispensable pour donner une idée de la problématique dont s’agit - réputé non-payant - il me fut demandée 3000 à 5000frs. Suite à quoi, il me fut invariablement répondu par une fin de non recevoir.

 

Au fil de ces rendez-vous infructueux, je finis par deviner et comprendre la raison de leur refus. Tantôt l’avocat est intègre et sans peur. Il finit alors par me parler ouvertement « votre dossier est sensible, si ce n’est pas pour vous en sortir, autant vous le dire tout de suite ». Intègre on l’est tout à fait ou on ne l’est pas, car dans ce cas précis, aucune somme ne me fut demandée. Ce cas de figure était loin d’être une généralité. Les trois quarts, après avoir demandé et reçu la somme exorbitante de 3000 à 5000F pour un premier contact (sans consultation du dossier) se montrèrent arrogants allant jusqu’à un certain pédantisme parfois. Attitude que je trouvai totalement déplacée en de telles circonstances. La cupidité poussée à ce degré-là renvoyait d’eux l’image d’oiseaux rapaces dont les serres pouvaient vous broyer sans crier gare.

 

 Ils me semblaient agir comme s’ils avaient, non pas un certain pouvoir sur les personnes néophytes en droit, mais comme détenant un pouvoir certain sur le citoyen lambda, jouissant pourtant des mêmes droits qu’eux. Et, ce principe semblait si bien ancré dans les mœurs qu’ils s’y sentaient parfaitement à l’aise de l’exercer. Le dernier à qui, quelque temps auparavant, j’exposai les faits qui me sont arrivés - alors que j’étais encore sous le coup du blocage arbitraire exercés par Maître Bernard Estradier qui empêchait toute nouvelle constitution à mes intérêts - , fit pratiquer saisie-vente sur ma voiture  pour le règlement d’une facture de 15 000Frs, qu’il avait justifié près de l’Ordre des Avocats par une fin de non-recevoir pour les raisons plus avant exposées, donc par une non-action, en somme. L’abus dans l’abus dans l’abus… Je découvrais là un monde purement et simplement extravagant. J’étais comme sur un bateau ivre qui tanguait… qui tanguait… qui tanguait… à me donner le tournis.

 

J’ignorais de ce que ces professionnels du droit étaient dispensés de l’obligation de justifier le bien-fondé de leur facture. N’existe-il donc aucun  contrôle dans notre système judiciaire, à ce niveau ?  N’y a-t-il donc aucun organisme près duquel ils sont tenus de rendre compte de leurs faits et gestes ? Peuvent-ils s’enrichir ainsi sans cause réelle détroussant les personnes plongées dans la tourmente, affaiblies, impuissantes à réagir efficacement à leur méthode déplorable ?

 

Devant ce triste constat d’infaisabilité, force me fut d’admettre que je n’étais plus en mesure de constituer nouvel avocat. J’avais fait le sacrifice de mes effets personnels ; ma voiture avait était saisie pour le paiement d’une fausse facture d’avocat. Force me fut de prendre le parti de laisser les choses en l’état. Par ailleurs, il eut été utopique de ma part de penser faire accepter « mes dossiers sensibles » avec l’aide juridictionnelle pour tout salaire.

 

Sans avocat donc, je me contentais de passer au crible chacun de mes dossiers. De les analyser, un à un, grâce aux informations recueillies de part et d’autre, m’éclairèrent de ci delà au fil de mes démarches. Ce faisant, je me disais : « Certes, j’ai promis à Monsieur l’Inspecteur Serge Ferrera de constituer au plus vite nouvel avocat pour le développement de mon dossier pénal,  mais à l’impossible, nul n’est tenu. Quoi qu’il en soit, j’aurai au fur et à mesure effectué des avancées notables. Et, si en dépit des efforts consentis je devais mourir faute d’être défendue ? Mourir pour mourir, je saurai au moins de quoi je meurs ! Et, de savoir de quoi on meurt on se sent mieux déjà et on peut s’en remettre à Dieu.


En effet, sauf miracle, je ne me voyais plus confier mes affaires à la légère à n’importe quel avocat.

 

Suite à ces nouvelles expériences, j’étais déterminée à faire montre d’une certaine prudence dorénavant en matière d’avocats et  de notaire. Mes dossiers restèrent donc sur le bureau, inactif et clos. En être arrivé à prendre une telle résolution me sembla aussi ahurissant qu’anachronique. Cette solution me sembla pourtant la seule raisonnable à prendre).

 

Août 1992, une personne que je ne connaissais ni d’Eve ni d’Adam frappa à la porte. Elle me dit avoir une agence immobilière dans le centre ville, être à propre compte, et avoir été mandatée par « mes vendeurs » pour faire visiter à d’autres acquéreurs l’appartement « Parc vallombrosa » que j’occupais.

 

 Suite et grâce à la plainte déposée sur les conseils et instructions de l’Inspecteur de Police Serge Ferrera dénonçant les escroqueries de Patrick Marchal et ses acolytes (par la mise en œuvre de Maître Jean-Claude Bertrand), j’avais pu démêler quelque peu mon affaire, y voir plus clair, bloquer mon expulsion et recommencer à respirer.

 

 De leur côté, déterminés à ne pas rembourser les fonds détournés, n’ayant toutefois plus le droit de m’expulser, mes « vendeurs » voulaient à présent vendre une nouvelle fois l’appartement aux fins que je sois de nouveau expulsée, cette fois, par les nouveaux propriétaires.

 

Nonobstant la situation désagréable à laquelle j’étais une nouvelle fois confrontée, je pris le parti d’exposer calmement à cette personne, une femme comme moi, l’imbroglio dans laquelle je me suis retrouvée après avoir signé un compromis d’achat et versé une très grosse somme d’argent. 

 

Qu’un dossier pénal avait été ouvert contre « mes vendeurs » dont l’instruction était en cours.

 

Cette personne semblait assez surprise pour ne pas dire éberluée, par le récit des faits qu’elle entendit. Elle n’insista pas. Elle partit bredouille tout en me remerciant de mon accueil.

 

Elle me rappela le soir même pour demander à me revoir.

 

Je m’étais montré courtoise voire avenant, mais attendu la situation, je lui imposais cette fois la réalité, lui faisant observer que si elle avait pu me rencontrer la première fois, ce fut  parce qu’elle s’était présentée sans rendez-vous.  Car, je lui aurais jamais accordé de rendez-vous attendu les circonstances.

 

En effet, suite à ce léger mieux intervenu après de si longs mois d’angoisse absolue, il n’était pas question que « les bandits » reprennent la main par personne interposée !

 

Elle insista pour que je la reçoive le plus rapidement possible, soutenant qu’elle aurait des choses à me confier et que cela ne pouvait se faire que de vive voix.

 

Je la sentais intriguée par ce qui m’était arrivée et sincère dans sa démarche.

 

C’est pourquoi, nonobstant les circonstances, bien que circonspecte et prudente, tout en campant sur ma position je la reçus néanmoins dès le lendemain pour entendre ce qu’elle avait à me dire. Elle me dit qu’un mandat lui avait été confié pour vendre l’appartement que j'occupais mais qu'elle ignorait tout de la situation réelle. Qu’elle se sentait à présent troublée par mon affaire qui l’empêchait d’avancer.

 

Elle voulait en savoir plus posant des questions pertinentes et claires. Je lui servis donc une tasse de thé et lui exposai les détails de ce qui s’était passé.

 

Ce fut la première fois, en deux ans, qu’il me fut donné l’occasion de m’ouvrir longuement sur ce qui s’était passé lors de ces réunions des 17 et 27 décembre 1990.

 

Elle m’écouta attentivement et en femme d’affaires, spécialiste chevronné de l’immobilier, elle ne mit pas longtemps à comprendre les tenants et les aboutissants de mon affaire. A la fin de mon récit, elle se montra très offusquée par les méthodes employées.

 

Suite à cette discussion, elle m’incita à constituer rapidement nouvel avocat pour la plainte déposée sur les instructions de l’Inspecteur de police Serge Ferrera. Je lui expliquai alors mes démarches qui n’avaient pu aboutir. Elle semblait également comprendre le pourquoi du comment de ces pratiques qu’elle ne semblait pas non plus approuver, et me proposa de me faire rencontrer une avocate de vocation.

 

« A quoi cela me servirait-il maintenant que je suis propre comme un sou neuf, répondis-je ? Je n’ai plus un sou vaillant pour constituer nouvel avocat ».

 

Elle insista : « Ne vous inquiétez pas de cet aspect des choses, lorsque  l’avocate à laquelle je veux vous présenter aura compris de quoi il en retourne, telle que je la connais, elle voudra vous sortir de là. Je vous le promets ! ».

 

C’est ainsi que je fis la connaissance de Maître Denise Verdet, avocate idéaliste de grande compétence et d’envergure, qui en épousant ma cause, hérita de « mes dossiers à tiroirs » et de laide juridictionnelle pour  tout salaire.

 

(J’observais au passage de ce qu’il y avait, d’un côté, des avocats-voyous, sans foi ni loi, qui se faisaient remettre des sommes astronomiques sans avoir à justifier du moindre service - lorsqu’ils ne dérapaient pas organisant carrément l’assassinat de la veuve et l’orphelin pour s’enrichir beaucoup plus vite encore - et, de l’autre, des avocats de vocation qui devaient ensuite trimer triplement pour déverrouiller les dossiers savamment verrouillés avec l’aide juridictionnelle qui représentait à l’époque une vraie misère couvrant à peine les frais bureautiques. Est-ce que le système judiciaire ne s’était pas trompé de vocation, me demandai-je ? Car depuis que je suis tombée dans ma crevasse organisée, chaque remontée que je faisais pour essayer de retourner à l’air libre, n’était que pour me montrer les unes après les autres les  nombreuses facettes de ses injustices et incohérences).

 

Lorsque Maître Denise Verdet eut fait le tour de mes différents dossiers et qu’elle eut compris la problématique de l’ensemble, elle sexclama : « Grand dieu ! En 35 ans de carrière, je nai jamais vu pareil imbroglio ! Une escalade d’escroqueries imbriquées les unes aux autres, à tous les niveaux, oblitérant totalement votre vie et l’avenir de votre enfant. Quel enchevêtrement de difficultés ! Nous sommes en présence d’une situation  purement inextricable !».

 

        Organisées de mains de Maîtres… répondis-je !

 

        Nous échangeâmes un regard d’intelligence. Il y eut un moment de profond silence à couper au couteau. Puis, elle conclut, émue :

 

« Je ne sais si jy parviendrai à résultat dans une telle affaire. Ce dont je suis sûre en revanche, c’est de faire tout ce qui sera en mon pouvoir pour essayer de vous sortir de là ! Cela, je vous le promets !».

 

Elle me confiera plus tard : « Vous n’êtes pas la seule cliente dont le dossier aura connu un tel sort de la part de ces deux mêmes avocats. J’en ai recueillis bien d’autres… ».

 

Ce jour-là fut pour moi, un jour à marquer de pierre blanche. C’est en titubant de joie que je quittai le cabinet de Maître Denise Verdet, la gorge serrée d’émotions et les yeux embués de larmes. Une âme dans la foule avait entendu mes cris de désespoir. Ces cris que depuis ma chute j’étouffais au très fond de moi-même. Ces cris étouffés qui me faisaient souffrir d’une lancinante et intense douleur sans que je pusse réagir. Une âme bienveillante dans cette foule silencieuse avait compris mon âme et m’avait tendu une main secourable m’offrant son aide. Mon cœur ne pouvait contenir toute la gratitude que j’éprouvais pour cette personne qui ne me connaissant pas m’avait fait tant de bien déjà. Un doux sentiment m’avait envahie de part en part. Je pris la direction du Boulevard de la Croisette et marchais longtemps, longtemps, en fis deux fois l’aller-retour avant de rentrer chez moi. Cette longue marche m’aida à mieux intégrer l’insigne faveur de cette aide providentielle. Une professionnelle de compétence qui me tendit la main.  Je bénissais l’agente immobilière (venue de la part de la partie adverse mais qui en découvrant leur supercherie avait agi en véritable amie). Je la bénissais pour son acte désintéressé et sa mansuétude envers moi et mon enfant. Je bénissais le ciel qui avait fait se converger tant de bienveillances et de bonnes volontés pour me secourir. Me donner ainsi la possibilité de me battre était comme passer du baume sur mes blessures. J’avais l’âme légère et le cœur en fête.

 

Bon dossier,  avocate de vocation, vaillance retrouvée (la mienne !). Ces excellents ingrédients réunis étaient de bon présage.  De nouveau audible, j’étais comme libérée d’un affreux carcan. L’air m’était devenu tout à coup plus respirable, je me sentais revivre.

 

Les conseils de droits efficaces de Monsieur l’Inspecteur Serge Ferrera du Commissariat Central de Cannes ; suivis de l’intervention efficace voire perspicace de l’agente immobilière en la personne de Madame Dany Guéroult pour ne pas la nommer ; intervention bénéfique elle-même suivie par des actions judiciaires d’une Maître Denise Verdet… Voilà de quoi raviver n’importe quelle âme perdue.

 

N’ayant pu redémarrer mes activités professionnelles (faute de moyen financiers), j’entrepris des recherches et décrochai un poste de bibliothécaire-documentaliste à la bibliothèque de l’I.F.S.I. (Institut de Formation en Soins Infirmiers au CHU de Cannes) à l’hôpital des Broussailles de Cannes. Ce qui me permit d’assumer le quotidien et retrouver une certaine stabilité au quotidien.

 

Septembre 1993. Maître Denise Verdet, sur les justificatifs d’achat de ma propriété en bonne et due forme et par mes deniers propres enfin fournis au T.G.I. de Grasse, et après avoir battu des quatre fers, obtint par jugement au fond, confirmation de mon titre de propriétaire unique de « Camille Amélie ».

 

Elle obtint également une ordonnance lui permettant de déguerpir Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz ma maison, sans bourse déliée depuis les doubles réunions de Maître Jean-Claude Bertrand, des 17 et 27 décembre 1990.

 

Après trente-trois mois d’occupation ils partirent sans exécuter leur condamnation à régler leurs impayés, soit une somme totale de 495 000F en principal avec intérêts courus.

 

Fin octobre 1994, Maître Denise Verdet obtint, près du doyen des juges dinstruction du Parquet du T.G.I. de  Grasse, la comparution de Patrick Marshal et ses acolytes pour les détournements de fonds « Parc Vallombrosa », organisé par Maître Jean-Claude Bertrand. 

 

Convoquée la première par Monsieur le juge Jean Couton, je me présentai au jour-J avec mon avocate.  Nous eûmes la satisfaction dentendre ce juge dinstruction nous annoncer la mise en examen de Patrick Marshal et ses acolytes.  Attendu les preuves concordantes rapportées corroborant les faits, bien qu’aucun témoin oculaire n’avait assisté à la scène, il ne faisait aucun doute pour Monsieur le juge Jean Couton de sa véracité. Il se montra même fort choqué des moyens utilisés par ses voyous en col blanc pour arriver à leurs fins. Je crus sentir un profond mépris chez lui pour ce genre d’individus. Il confiera plus tard à Maître Denise Verdet avoir été scandalisé par les violences morales qui m’avaient été faites.

 

Où voulaient-ils donc en venir ces gens-là, lui demanda-t-il ?!

 

Huit jours plus tard, nous fûmes très étonnées de recevoir un projet de protocole d’accord transactionnel tout frais signé par Patrick Marchal, nous proposant la restitution des sommes extorquées. Après quatre très longues années d’un silence ténu, voilà qu’il nous fut proposé spontanément la restitution des fonds contre l’abandon dardar de la plainte déposée contre lui. Convoqué par le juge, Patrick Marchal et ses acolytes voulaient à présent échapper à la mise en examen annoncée. Il lui était à présent devenu impératif que j’accepte un arrangement amiable lui permettant l’obtention d’une ordonnance de non-lieu.

 

Non-lieu… C’était une définition que je trouvais parfaitement inappropriée à la situation réelle. Toutes les violences exercées avaient bel et bien eut lieu, hélas ! Comme dans beaucoup d’autre cas bien pire que le mien (où crime de sang avait bel et bien eu lieu, mais que) du fait qu’il n’y ait pas de sentence de prononcée, on l’appelait un Non-lieu. L’horreur dans l’horreur.

 

Ma révolte bue, mon avocate me conseilla daccepter la transaction proposée afin  de mettre un terme à l’asphyxie financière qui, depuis ces fameux 17 et 27 décembre 1990, paralysait tout azimut l’ensemble de mes mouvements.

 

Je suivis ses sages conseils.

 

8 novembre 1994. Nous signâmes donc le protocole d’accord transactionnel proposé ; et, Maître Denise Verdet se hâta d’accomplir la procédure requise pour l’abandon de la plainte pénale.

Une ordonnance de « non-lieu » fut donc obtenue et communiquée à Patrick Marchal et ses acolytes. 

 

Mais une fois lordonnance de non-lieu obtenue, la mise en examen de Patrick Marchal et ses acolytes écartée, surprise ! De nouveau le silence s’instaura. L’escroc ne semblait plus du tout prêt à présent à procéder à la restitution convenue. Les mois de décembre… janvier… février… mars… s’écoulèrent sans le moindre mouvement signe de vie visant à concrétiser les engagements pris quant à la restitution des fonds détournés. Il semblait, bien au contraire, attendre le printemps pour réactiver l’expulsion obtenue, au civil.  

 

En effet, une fois le protocole signé et homologué, le non-lieu obtenu avait entraîné la radiation de ma plainte pénale, « le pénal ne tenant plus le civil en l’état », ayant tout perdu au civil, n’étant plus protégée par la procédure pénale, j’étais donc redevenue expulsable…

 

Devant cette ultime preuve de mauvaise foi, Maître Denise Verdet dut engager d’autres luttes, dans un premier temps, sans aucun effet.

 

En voyous chevronné, rien ne semblait pouvoir toucher cet escroc d’envergure, qui n’étaient mue que par l’appât du gain. Ce genre d’individu ne respectait ni leur propre parole ni leur engagement ni leur signature. Ce genre d’individu sans aucune valeur humaine qui ne se respectait même pas !

 

Fin mars (soit près de cinq mois plus tard), Maître Denise Verdet dut décréter un ultimatum : « La farce a assez duré ! Rendez-vous le 6 avril 1995 en mon cabinet où vous nous remettrez un chèque de banque, représentant le montant total des fonds à restituer à ma cliente, contre les clés de lappartement « Parc Vallombrosa ».  Si cette date butoir n’était pas respectée, nous déposerons sur le champ une nouvelle plainte, conservant les clés de l’appartement. Aucun report possible ! Et cette fois, pas d’arrangement aimable».

 

Grâce à ses efforts soutenus me défendant bec et ongles (véritable bras de fer), Maître Denise Verdet finit par obtenir satisfaction.

 

6 avril 1995. Je quittai  « Parc Vallombrosa »  pour regagner ma  Camille Amélie.

 

Une fois la restitution de mes fonds opérée, Maître Denise Verdet put enfin toucher sa toute première note dhonoraires. Note ô combien méritée ! Quelle respiration pour moi de pouvoir à nouveau honorer mes engagements !

 

 Cette première note fut aussi sa dernière, hélas !

 

En effet, à peine réinstallée à  Camille Amélie  (après quelques travaux de rafraîchissement indispensables pour remettre les murs au propre et effacer toute trace des intrus) que me parvint l’accablante nouvelle du décès soudain de Maître Denise Verdet. Décès dû à une maladie fulgurante. Je lui devais mon salut, ma gratitude pour son dévouement sans faille se commua en un immense chagrin.  Sans compter qu’au fil des batailles acharnées menées ensemble, des liens solides s’étaient tissés entre nous.

 

Le temps de me remettre de cette perte inestimable ; de trouver nouvel avocat  susceptible de prendre le relais dans le déverrouillage de mon imbroglio,  Camille Amélie,  menacée de licitation, en recouvrement des charges de copropriété qui n’avaient pu être réglées, en tant et en heure, à cause des bâtons mis dans les roues par mon notaire et mes deux avocats.

 

Mon titre de propriétaire unique ayant pu être validé par l’intervention efficace de Maître Denise Verdet, je me promis de tout faire pour  préserver cette demeure que nous venions de retrouver. Je réglai donc, en deux fois, la somme globale de trois cents quarante-neuf mille francs [17] et la sauva de justesse d’une vente forcée parfaitement fondée.

 

 De notre beau jardin, seuls les arbres et arbustes les plus robustes avaient survécus. Les parterres de roses comme les rangées de dahlias et autres fleurs adorables aux senteurs délicates avaient disparues. Bien des endroits étaient carrément en friche.  Cette maison que nous avions laissée dans toute sa splendeur avait à présent un air de désolation. Les volets quelque peu malmenés n’avaient pas tenu le coût. Quant aux grandes baies vitrées, elles avaient été volontairement saccagées par endroit. Daniel Perrin et Marta Esperanza Sanz ne s’étaient pas contenté de l’occuper gratuitement, il fallait qu’ils détruisent ensuite tout ce qui était à leur portée.

 

 Pour faire table rase et vite oublier le passage des acolytes de Maître Jean-Claude Bertrand dans notre ante sacrée, nous permettant ainsi de retrouver un peu de la douceur de vivre d’antan, j’entrepris de la réhabiliter en créant une nouvelle cuisine et la sécuriser. En effet, c’est désormais, seuls, que nous allions occuper cette demeure en rez-de-jardin.

 

Bref, le sauvetage et la réhabilitation de  Camille Amélie me coûta aux environs (600 000F) six cents mille francs.  Sans compter les dépenses indispensables pour nous remettre à flot. La basse Californie est un quartier résidentiel quelque peu excentré, il nous fallut donc prévoir une nouvelle voiture pour moi et une moto pour mon fils (qui devait descendre en ville pour ses études). Mais, après ses heures de grande paralysie financière, j’étais heureuse de pouvoir tout recommencer.

 

Depuis ma rencontre avec Maître Bernard Estradier, notre vie avait basculé.  Neuf très longues années s’étaient écoulées en pure perte. N’eut été l’intervention providentielle de Maître Denise Verdet, nous n’aurions pu émerger des profondeurs abyssales où nous avions été engloutis, mon enfant mineur et moi-même. Il y a peu encore, nous étions suspendus au-dessus d’un précipice. Entre le logement de Parc Vallomrosa  qui n’avait pu être pérennisé et Camille Amélie occupé abusivement nous n’étions nulle part chez nous. Aussi était-ce avec une soif inextinguible que nous nous réappropriâmes notre univers ; que nous y retrouvâmes les souvenirs des jours heureux. Avec la joie retrouvée, j’inscrivis à l’encre indélébile la belle page que cette merveilleuse personne venait d’ajouter à notre histoire et me promis de terminer ce qu’elle avait commencé pour ainsi ne jamais l’oublier ce qu’elle avait entrepris de si bon cœur pour nous, pour moi et notre enfant bien-aimé. 

 

Décembre 1995. La succession ayant relevé appel du jugement au fond du T.G.I. de Grasse, lequel avait validé mon titre de propriétaire unique de Camille Amélie, une nouvelle audience fut fixée au 30 décembre 1995 près la cour d’appel d’Aix-en-Provence, pour plaidoirie. Je pus engager les prestations d’un avocat dAix-en-Provence (ami de mon avocate défunte), qui accepta de plaider au pied levé le volumineux dossier concocté par sa collègue décédée.

Je fus impressionnée par le formidable exploit qui fut accompli ce jour-là. Aussi consciencieux que compétent, Maître Yves K. se montra aussi éloquent sur le sujet (savamment étudié et travaillé en un rien de temps), quefficace à représenter mes droits et sauvegarder nos intérêts.

Sa plaidoirie sincère et de qualité me réconforta.

15 février 1996. Un arrêt fut rendu en ma faveur, validant pour la énième fois, mon titre de propriétaire unique de  Camille Amélie. 

 

Planait alors la menace que représentait la « reconnaissance de dette », extorquée par la prêteuse-fictive de Parc Vallombrosa laquelle avait fait pratiquer saisie-vente sur ma propriété.  Menace que ma très chère Maître Denise Verdet, décédée aussitôt après avoir résolu le volet détournement des fonds par Patrick Marchal et ses acolytes,  neut pas le temps d’écarter.

 

Octobre 1996. Mon fils venait juste d’attaquer sa deuxième année de lettres (double cursus : lettres modernes, lettres classiques) à la Faculté de Nice Sophia-Antipolis. Il avait le choix que fit jadis son père,  pour ensuite poursuivre des études de journalisme avant de trouver sa voie (plutôt doué sur le plan artistique). Période charnière d’une vie où son avenir se préparait. Période où il avait besoin de tout mon appui. Mais nous voilà une nouvelle fois menacés d’expulsion. Cette fois de notre « chez nous ».  Et toujours par notre avocat, Maître Etienne Draillard que rien ne semble pouvoir arrêter.

 

L’ensemble des recours introduits près de l’Ordre des Avocats du T.G.I. de Grasse, du Président de la Chambre des Notaires des Alpes Maritimes, et du Parquet général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, dénonçant les forfaitures de mes deux avocats et de mon notaire avait  été classé sans suite. Rien pour nous protéger. Rien pour stopper le scandale.

 

Attendu les efforts financiers déployés pour la réhabilitation et la préservation de  Camille Amélie. Cette maison représentait tant à nos yeux que je me devais de tout faire pour tenter pour la conserver.

 

Attendu qu’il me restait la possibilité légale de rembourser  cette « dette » sur vingt-quatre mois. Afin de faire échec à cette vente aux enchères publiques frauduleuses, je décidai de faire notifier à la prêteuse-fictive une offre réelle de remboursement, proposant le versement mensuel d’une somme de cinquante mille francs jusqu’à extinction de sa « créance» :

 

Mon offre de remboursement, par voie d’huissier, faite en bonne et due forme étant, en outre, accompagnée d’une garantie de paiement mise en place aux moyens[18] :

 

-d’un chèque de cinquante mille francs représentant un premier versement ;

-dun contrat de location en meublé ;

-dune délégation de loyers en faveur de la « créancière » de sorte à garantir le

paiement de la somme principale et des intérêts courus et à venir.        

 

 Mais le but poursuivi dès le début par Maîtres Jean-Claude Bertrand, Bernard Estradier et Etienne Draillard étant d’absorber ma Camille Amélie - d’où mise en œuvre à l’envers effectuée par les réunions des 17 et 27 décembre 1990 - rien à faire pour faire accepter mon remboursement.

 

Maître Etienne Draillard, défenseur-attaquant officiel, venait dobtenir une date pour la vente forcée, il refusa mon remboursement et accéléra le mouvement.

 

Camille Amélie évaluée à 6 800 000Frs, huit ans plus tôt, fut mise à prix pour la somme de 630 000Frs [19]

 

3octobre 1996. Jour fixé pour cette vente à la bougie, ne sachant que faire, mais ne pouvant rester inactive, je me rendis au Tribunal de Grande Instance de Grasse.

 

La salle des ventes était vide. Personne pour lever le doigt et surenchérir.  Pourtant publicité avait été faite dans le journal judiciaire. Qui avait bien pu bloquer ainsi les propositions ? Seul Maître Etienne Draillard était présent pour procéder à l’achat de Camille Amélie pour le compte d’un promoteur immobilier douteux…

 

Le tribunal fait pour rendre la justice allait commettre une très grande injustice. Pourquoi nous déposséder ainsi de notre maison, unique logement que nous possédions, qui constituait en outre tout notre patrimoine. J’avais consenti tant d’efforts pour sa préservation, et me sentais totalement perdue.

 

Perdue, je déambulais telle une automate et faisais les cents pas à l’étage où la vente devait avoir lieu. Puis, voyant une femme qui semblait s’y connaître en la matière, je pris mon courage à deux mains, lui expliquai brièvement ce qui m’arrivait. Elle m’accorda une écoute sincère et m’apporta une aide précieuse en faisant grimper les enchères jusqu’à un million huit cent mille francs[20].

 

 Camille Amélie, d’une valeur vénale de 6 800 000F, fut donc vendue ce jour-là pour la somme de 1 800 000Frs, soit 5 000 000 de francs de moins que sa valeur réelle, par un avocat censé défendre mes intérêts (avocat défenseur-attaquant, une première en France !). 

 

 Maître Etienne Draillard qui continuait à réclamer à cor et à cri sa facture commune avec Maître Bernard Estradier de 113 655,62Frs, du 14décembre 1990,  s’occupa parallèlement de notre nouvelle expulsion pour le compte cette fois de l’adjudicataire (son client de longue date), un promoteur à la réputation douteuse. 

 

En fait, cet avocat engagé par Maître Bernard Estradier pour venir à mes intérêts (payés par mes soins), n’avait non seulement jamais fourni la moindre preuve d’une quelconque collaboration, mais s’était tout officiellement constitué contre nous, pour chacune des personnes mêlaient à notre dépossession.

 

En effet, depuis ma rencontre avec Maître Bernard Estradier, je n’eus d’autre avocat adverse que celui dont Maître Bernard Estradier s’était adjoint pour la défense de nos intérêts : Maître Etienne Draillard !

 

Faire payer à ses clients de très grosses factures pour leur propre assassinat. Voilà qui relève du machiavélisme. Il me sembla que même dans la mafia, ils ont plus d’honnêteté et d’honneur.  Qu’ils ne présentent pas de factures aux personnes qu’ils tuent mais à leur commanditaire.  Tant de violence morale exécutée par ordonnances du Tribunal de Grande Instance de Grasse, qui ne voyait rien… n’entendait rien… ne comprenait rien…  

 

Comment est-ce possible ? N’existerait-il donc aucune vérification du bon fonctionnement des procédures pour savoir qui fait quoi ? Comment ? Et, par quel moyen ?

 

Courant 1997. Maître Etienne Draillard se chargea donc, une nouvelle fois, de la procédure d’expulsion visant à nous expulser injustement de chez nous.

 

17 juillet 1998. Après m’avoir dépossédée de mon titre de propriété,  Maître Etienne Draillard,  obtint la force publique permettant de nous expulser de manière effective de notre Camille Amélie[21].

 

J’avais pu lire sur «la publicité de vente aux enchères publiques», faite par Maître Etienne Draillard, qu’il avait indiqué que nous habitions  Parc Vallombrosa,  doù il s’était pourtant chargé, en personne, de notre première expulsion au civil, trois ans plus tôt…

 

De crime en crime, ils avaient atteint leur but : Maître Bernard Estradier avait fait échouer le protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage de la succession Gilbert DUPE. Maître Jean-Claude Bertrand avait organisé Parc Vallombrosa pour l’extorsion de mes fonds par le biais de Patrick Marshal et ses acolytes dont « une reconnaissance de dette » permettant ensuite la vente de  ma Camille Amélie par Maître Etienne Draillard qui y procédera lui-même frauduleusement. 

 

5 août 1998. Jorganisai cette fois notre déménagement pour un départ en douceur de la maison du bonheur[22] qui ne devait conserver que les sourires de nos jours heureux. Je m’y pris de telle sorte que notre départ ne soit plus qu’une simple formalité.

 

Synthèse financière : Toutefois, après avoir réinvesti la presque totalité de mes disponibilités pour la conservation, la réhabilitation et la préservation de Camille Amélie, la réorganisation de mes activités professionnelles comme les études supérieures de mon fils étaient définitivement compromises.

 

Maître Etienne Draillard fut ensuite chargé de la distribution du prix d’adjudication frauduleuse. Ainsi, au titre davocat-attaquant il avait fait procéder à la vente aux enchères publiques de Camille Amélie[23]. Au titre d’avocat-défenseur constitué à mes intérêts, il était détenteur dune production à ordre basée sur  sa facture commune avec Maître Bernard Estradier[24]. 

 

La facture au titre d’avocat-constitué dune main, le prix de vente de Camille Amélie résultant d’une pluie d’attaques et d’escroqueries à distribuer, de lautre   

 

Toutes ces attaques à contre-sens étaient d’une violence morale inouïe. 

 

Etre défenseur et attaquant à la fois, voilà qui dépasse l’entendement. 


14 mars 1997. Pourtant un an à peine après la vente aux enchères publiques frauduleuse de ma Camille Amélie, je n’avais pas manqué de déposer une nouvelle plainte, près du Parquet Général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence (s’agissant d’avocats et de notaire à mettre en cause). Je n’avais pas manqué d’exposer les forfaitures commises à mon encontre.

 

Ma plainte se terminait en ces  termes :

 

« En détournant la vente normale de Camille Amélie faisant échouer le protocole d’accord transactionnel de liquidation-partage amiable de la succession DUPE,  Maîtres Jean-Claude Bertrand et Bernard Estradier ont balayé d’un seul coup d’un seul, telle la lame de fond dun raz de marée, les efforts de toute une vie. Et, en dérogeant aux règlements qui interdisent à un avocat dattaquer son propre client, Maître Etienne Draillard a bafoué l’ensemble de mes droits fondamentaux, comme ceux de mon fils, mineur au moment des faits ».

 

Elle ne devait connaître aucune suite. Le Parquet Général n’avait rien vu… rien entendu… rien compris…

 

Je déposai ensuite plusieurs recours près de l’Ordre des Avocats et  La Chambres des Notaires, sans aucun effet.

 

Aucune sanction ne fut prise contre eux. Aucun reproche ne leur fut adressé

 

De telles forfaitures avaient laissé ces Ordres du Pouvoir Public parfaitement indifférents. Les crimes de ces hommes de loi escrocs en col blanc restèrent impunis.

 

Partant, se sentant si bien protégés, le prix d’adjudication de 1 800 000F nous sera également défalqué jusqu’à ce jour. Nous sommes en 2017... Aucune distribution du prix de vente…

 

 

Depuis ce 3octobre 1996 (date de la vente frauduleuse de Camille Amélie), à ce jour (2017), soit vingt-et-un  an plus tard, le bureau des ordres du T.G.I. de Grasse n’aura toujours pas procédé à la distribution de ce prix de vente.

                  Devant une telle calamité, je me promis, pour mon honneur, pour mon fils, pour la mémoire de mon époux                    défunt, que ces faits seront dénoncés, et justice obtenue !

 



[1] Constitution de Maître Etienne DRAILLARD du 25 septembre 1986

[2] Tableau des procédures pendantes concernant indiquant « rôle d’attente », « rôle d’attente », « rôle d’attente ».

[3] Lettre de Maître Bernard ESTRADIER du 13 novembre 1990.

[4] Lettre de Maître Bernard ESTRADIER à May JULIE-DUPE du 14/12/1990 

[5] Lettre de Maître Bernard ESTRADIER à May JULIE-DUPE du 15/12/1990

[6] Lettre de Maître Bernard ESTRADIER à Maître Jean-Claude BERTRAND du 15/12/1990

[7] Ordonnance de Madame le juge des tutelles du 18 décembre 1990  

[9] « Reconnaissance de Dette » signée à dame PELLEGRINO DEMARIA  du 31 janvier 1991   

[10] Désistement de Maître Bernard ESTRADIER du 13 mai 1991

[11] Ordonnance d’expulsion du « PARC VALLOMBROSA » de Me DRAILLARD du 25/09/ 90

[12] Taxation d’honoraires du T.G.I. de Grasse du 23 septembre 1991

[13] Commandement de payer du 18 novembre 1991  

[14] Lettre de Maître Bernard ESTRADIER à May JULIE-DUPE du 8 novembre 1991

[15] Lettre de Maître ESTRADIER à Maître BERR du 14 octobre 1991

[16] Lettre de Maître BERR à May JULIE-DUPE du 24 octobre 1991

[17] Reçus pour paiement des charges à la  copropriété Camille Amélie des 16 janvier  et 01 avril 1996

[18] Offre réelle de remboursement faite à dame PELLEGRINO du24 avril 1996

[19] Jugement d’adjudication du 03 octobre 1996 (1ère page mentionnant  l’avocat adverse : Me DRAILLARD)

[20] Publicité vente aux enchères publiques (comportant mensonges de  la part de Me DRAILLARD)  

[21] Jugement d’Expulsion  de « Camille Amélie » le 28 avril 1997 (toujours par Me DRAILLARD)

[22] Expulsion effective  par Me Etienne DRAILLARD (voir lettre de la   sous préfecture de Grasse) du 17 juin 1998  

[23] Ordonnance de distribution du prix de vente du T.G.I. de Grasse 19/12/1997 (indiquant le nom de l’avocat poursuivant l’Ordre…)

[24] Production à Ordre relative à la facture commune de Maîtres DRAILLARD et ESTRADIER du 14/12/1990  DRAILLARD AVOCAT DEFENSEUR-ATTAQUANT


 

 Au travail, votre patron exerce sur vous un abus de pouvoir et d’autorité mettant votre santé en péril. Comment s’en sortir en quelques lignes ?

Le cas d’un jeune homme qui le réussit fort bien vous est exposé plus après.

       « Un soir, le fils de monsieur et madame X  rentre du travail et leur confie son impossibilité absolue de reprendre son poste le lendemain matin. Il